samedi 31 décembre 2011

Marmit & Ko à Landser: Hervé Paulus, marmiton de campagne

La grande maison trône au cœur du village, cossue, imposante: une fois franchi le joli porche, deux battants de bois, un escalier à vis confortent un décor soigné. Deux salles, deux cheminées, des poutres apparentes pour "classer" le décor et l'ambiance tradition relookée est installée. Un bel établi de menuisier, quelques légumes sculptés dans le plâtre et l'on prend place à table: pas de nappe, c'est la bistromanie dépouillée qui nous invite à surement nous régaler simplement chez le nouveau Paulus!
Finie la gastronomie, bienvenue aux cocottes: ici les "Marmites and Ko" sont pour Hervé Paulus un retour vers la sobriété.

Alors on  se laisse tenter par un "menu du moment ( 32,90 Euros) qui démarre avec la "Transparence de Tourteaux à l'avocat": une verrine aux crabes tourteaux en morceaux et avocats mixés en mousse, parfum citronné, servi très généreusement.

Transparence de Tourteau - Marmit & Ko - Photo:lrds

Les couverts et couteaux de la collection particulière du chef, invitent à découper le dos de cochon de lait sur chou rouge qui y fait suite.

Couteau d'Hervé Paulus - Photo: lrds


Les filets d'esturgeon, sauce lard avec sa douce choucroute onctueuse et sa sauce crémée, proposés en poisson du moment - à 19?90 Euros - feront le reste de ce coup de patte culinaire très réussi.
Les parts sont toujours gargantuesques et le sourire de Manon, en salle égaie l'atmosphère.
Ses talents ne se limitent pas à l'accueil: le chef lui laisse carte blanche pour confectionner des desserts: alors le fameux "Soufflet au Grand Marnier" - un gâteau glacé, mousse et génoise Grand Marnier - est un délice, savoureux, bien arrosé, très parfumé.

Soufflet au Grand Marnier - Marmit & Ko - Photo: lrds

L'ambiance musicale est nostalgique: les années Christophe, Hervé Vilard, Brel ou Trenet, et on sirote un bon gewurztraminer de chez Henri Ehraht 2009 ou un pinot gris et noir de chez Adam à Ammerschwhir...

Et les "marmites" dans tout cela? Absentes au bataillon les "kokottes" du terroir, faute de combattants.
Les clients de la campagne n'en sont apparemment pas nostalgiques et Hervé Paulus ne fait plus dans les "cocottes", une fantaisie qui n'a pas pris.
.A Landser on peut largement se réjouir aussi des tarifs des mets, abordables et sages.
Une nuit à Bettendorf, chez Petit-Richard au Cheval Blanc bercera les rêves sundgauviens.

Bon appétit

Le resto du Samedi


Marmit & Ko
4 place de la Mairie
60440 Lanser
03 89 81 33 30

mercredi 28 décembre 2011

Bouchons lyonnais: de la Mère Jean au quartier Saint Jean: L'Amphitryon

Suite de notre périple de bouchons lyonnais, commencé la semaine dernière chez la Mère Jean, cette semaine, on dans le quartier Saint Jean:

A l'Amphytrion à Lyon - Photo:lrds
Dans le quartier Saint Jean, au pied de Fourvière, les bouchons ne manquent pas, notre choix va à l'Amphytrion pour son rapport qualité-prix imbattable sur toute la ligne.
Tradition oblige, le décor est "Gnafron", rideaux et peintures Guignol, lambris chaleureux, minuscule cuisine d'où l'on voit œuvrer le chef en "surchauffe", fresques, ardoises avec moultes recommandations gastronomiques et la clé au clou pour aller aux toilettes, près du puits, au fond de la cour....Un bel escalier à vis et fenêtres à meneaux en sus.
Au menu, tarte à l'oignon, œufs en meurette aux croutons craquants et échalotes, travers de bœuf sauce gribiche,bien grillé et fondant, poulet de Bresse en cocotte, gâteau de foie en pyramide de sauce tomate.
De quoi se réchauffer le cœur et le corps, en ces temps de frimas.
La cervelle de canut, le gâteau aux pralines rouges, le îles flottantes toutes rondes et rosées des mêmes pralines: tout est bon et le pot de Vionnier, excellent (4 euros le quart).


Chez Nardone à Lyon : Photo:lrds
On quitte le resto, emballé et satisfait: encore un peu de place pour une bonne boule de glace tout près, quai de Saône, chez "Nardone": trop de parfums au tableau; châtaigne, pistache feront l'affaire, avant de penser à la table du soir.

Ce sera la Brasserie "B.A." près des Cordeliers à défaut de chez "Abel" quartier Ainay, bouchon convoité, complet.
Bonne surprise que cette brasserie lyonnaise, style très théâtral, rideaux rouges, plafonds hauts décorés de peintures contemporaines de bon aloi. Le service est sympathique, l'ambiance plus "feutrée" qu'un bouchon, mais décontractée.
Au menu, œufs en cocotte au foie gras, huitres fine de claire bien fraiches aux échalotes, quenelles de brochet gratinée, sauce Nantua fondantes et légères, arrosées d'un bon pot de Mâcon blanc. Ravioles de Royan, sole meunière, mijoté de lotte ou filet de Saint Pierre sont à la fête.
Côté dessert, le thé gourmand avec ses mignardises lyonnaises au chocolat et les traditionnelles œufs à la neige et tarte praline sont appétissantes à voir circuler en salle....
Le périple se calme avec le lendemain une petite pause légère et gourmande quartier Bellecour chez "Perroudon". Le pâtissier cartonne avec ses belles tuiles géantes et es brioches au pralin que l'on s'arrache. Côté grignote, les quiches sont sublimes: asperges jambon cru, basilic fromage de chèvre, etc...
Et les gâteaux pur chocolat et moussses divines sont autant le régal de yeux que des papilles.
Une petite sieste dans l'hôtel familial Vaubecour, avec son long couloir bordé de chambres désuettes, façon fin XIX siècle avec bidet, paravent et cheminée en marbre (44 Euros la nuit) et sa salle à manger, façon salon de maison close...
Lyon vibre toujours à l'heure du bien manger et de la bonne humeur: on ne s'en plaindra pas.


L'Amphitryon
.33 rue Saint Jean
69005 LYON
04 78 37 23 68


Nardone - fabricant glacier
26 quai de Bondy
69005 LYON
04 78 28 29 09
www.glaciernardone.com

BA
24 rue de la République
69002 LYON
04 78 42 52 91

L'Amphitryon
.33 rue Saint Jean
69005 LYON
04 78 37 23 68

Hotel Vaubecour
28 rue Vaubecour
69002 LYON
04 78 37 44 91

Pâtissier Perroudon Jean
6 rue Barre
69002 LYON
04 78 37 37 56

mercredi 21 décembre 2011

Lyon en décembre: ça bouchonne... chez la Mère Jean.

Un brin d'histoire pour commencer cette escapade gourmande à Lyon et ses bouchons:
Bouchon: On fait remonter l’origine du bouchon à la période de l’antiquité romaine. C’était alors des établissements dédiés à « Bacchus » dont l’emblème était représenté par des branches de pin. Or en vieux français, un faisceau de branchages ou buisson se dit « bousche », d’où la déformation en «bouchon» dans le langage populaire.
Pot: Au début du XIXème siècle, le pot lyonnais contenait 1,04 litre. Il correspondait à la centième partie d’une « cenpote » (tonneau de 104 litres).
Pour limiter la consommation des lyonnais, mais aussi pour récupérer une taxe supplémentaire, les autorités de l’époque décidèrent de réduire la capacité du pot et adoptèrent comme mesure officielle l’équivalent d’une demi-pinte parisienne, soit 46 centilitres.
 Tablier de sapeur: Plat typique de la cuisine lyonnaise, baptisé ainsi en hommage au Maréchal de Castellane, Gouverneur militaire de Lyon et officier du Génie sous le second empire et grand amateur de tripes, par analogie au grand tablier de cuir porté par les sapeurs du génie.

"Le Garet", "Chez Georges", rue du Garet près de l'Opéra étaient complets, alors, vite, on file chez "La Mère Jean" quartier Bellecour, et voilà, le tour est joué !

Belle ambiance conviviale, comme à l'habitude: les tables sont accolées et impossible de ne pas s'adresser à son voisin, surtout en voyant arriver les assiettes, généreuses, appétissante, garnies jusqu'à en déborder.
On démarre par un petit verre de pétillant du coin (3,50 Euros) et la commande d'un "pot" de mâcon ou de Vionnier et la suite arrive avec ses petits grattons en apéro.

La Mère Jean à Lyon: l'Andouillette éclatée au vin blanc
Salade lyonnaise, ou pieds de cochon panés feront l'affaire avant le boudin noir aux pommes ou le célèbre gâteau de foie de volaille, commandé ce soir-là avec une sauce moutarde et non tomate!
Un régal de moelleux et de parfums corsés pour accompagner ce met de tradition.incontournable.
Puis un petit tour du côté de l'andouillette, bien arrosée de sauce et la gastronomie de "bouchon" est dans le sac.
Autour s'agitent les convives dans une atmosphère bon enfant et le décor nous immerge dans l'ambiance lyonnaise. La rangée de tables bien serrées fait le reste et les desserts arrivent: tarte aux pralines, œufs à la neige, tarte aux noix...
L'addition est douce, le service efficace et sympathique. La clé des toilette est toujours au clou et la place exigüe facilite les contacts chaleureux.


La suite du périple lyonnais la semaine prochaine...


Bon appétit

Le resto du Samedi (en semaine).

La Mère Jean
5 rue des Maronniers
69002 LYON
04 78 37 81 27
www.lamerejean.com

mardi 20 décembre 2011

La Petite Mairie à Strasbourg: chez Marie, ça flambe

Tout est harmonie dans cette winstub, à l'angle de la rue Brûlée et de la rue de la Comédie...
Joli carrefour pour faire une halte au paradis de la tarte flambée "bourgeoise" et de la gastronomie rabelaisienne à Strasbourg. Une scène incontournable pour notre comedia del'arte culinaire.
Elle est efficace et charmante, Marie, en salle, à l'accueil pour les préambules, à la sortie pour conclure l'affaire en bon épilogue. Et pendant les agapes dans ce restaurant chaleureux, elle sera notre amphitryon avec son équipe pleine de tact et de gentillesse.
Bien sûr, il n'y a pas que la tarte flambée, mais goûtez-en en joyeuse tablée. Celle au saumon, la gratinée champignons et la "munster", toutes garnies à ras bord de lardons fins pleins de bonne chair fumée.
Les mets des autres convives défilent devant nos yeux, et nos gosiers sont enchantés par un bon crémant Wolfberger et un Edelswciker bien fruité de chez Adam à Ammerschwhir.
La choucroute aux poissons, le jarret de porc grillé au miel ou à la fondue au munster, la belle salade strasbourgeoise (cervelas, gruyère et melfor), le pâté en croûte font aussi la réputation de la maison....
Et les desserts, tartes - maison - aux quetsches ou à la rhubarbe, mousse en opéra, Forêt-Noire chantilly font un clin d'œil au terroir et à la tradition familiale des dimanches d'antan.
Chez Marie Wagner, on sait recevoir et fidéliser: un rond de serviette ferait l'affaire pour s'y installer bien au chaud, en attendant la belle terrasse d'été sur la piétonne rue des Charpentiers.
Longue vie à cette institution strasbourgeoise, digne de chez Yvonne.

La Petite Mairie, chez Marie
8 rue des Charpentiers
67000 STRASBOURG
Tél.: + 33 (0)3 88 32 83 06

samedi 17 décembre 2011

Le Saint Sépulcre: le Phoenix renaît de ses cendres au saint des saints.

Nichée rue des Orfèvres au cœur du "Carré d'Or" à Strasbourg, tout près de la cathédrale, l'institution des winstub "Hailich Graab" fait peau neuve tout en gardant à la carte ce qui fit sa célébrité: le fameux jambon en croûte au torchon;
On se souvient de la petite table dressée autrefois à l'extérieur du restaurant qui arborait un authentique jambon, par vent et pluie... Eh bien, l'ambiance d'antan, débonnaire et décontractée est de retour grâce à une nouvelle direction, dynamique, sympathique et un personnel en salle qui inspire confiance et bonne humeur.
Le décor est de touche "alsacienne", banquettes, coussins brodés de cœurs, boiseries, bref, un côté cosy chaleureux qui invite à la convivialité.
Les entrées de"notre terroir", salade mixte, salade de cervelas, presskopf et délicieuse tarte à l'oignon, fondante avec une fine pâte feuilletée, salade folle, sont de belle facture. Sans oublier le foie gras de canard "maison" en quenelles.
Côté spécialités alsaciennes allez faire un tour vers le jarret de porc braisé au miel et à la bière et ses pommes sautées, vous ne serez pas déçu du voyage vers les contrées des arômes d'épices.
La bouchée à la reine est feuilletée, comme un vol au vent généreux avec des quenelles fortes en goût avec veau, volaille et champignons frais et sauce moelleuse. Le pot-au-feu à l'Alsacienne et son trio de crudités du marché sent bon les parfums des cuisines d'antan et la cassolette de rognons de veau à la moutarde à l'ancienne est un régal, autant pour les yeux que pour le palais.
D'autres spécialités à la carte mettent l'eau à la bouche quand on les voit circuler en salle vers la table des convives voisins: tête de veau sauce gribiche, pomme vapeur ou quenelles de foie au pinot noir.....
De quoi saliver en attendant le dessert: soit le munster affiné par le maître-fromager Lohro, la tarte du jour, meringuée au citron, le gâteau au fromage blanc, le kougelopf glacé au marc de gewurztraminer, la crème brûlée ou le moelleux au chocolat et sa boule de glace vanille, voire le hailich café mirabelle!
On ne  parle plus du célèbre jambon en croûte, qui trône en tête de gondole à l'entrée. D'ailleurs à la sortie de ces agapes, de beaux restes de croute tranchée attestent du succès remporté par ce plat emblématique de la maison, encore empaqueté par le beau torchon traditionnel qui lui sert d'enveloppe protectrice.
Le vin en pichet est gouleyant et tarifé tout doux, un excellent crémant rosé de chez Metz fait l'affaire en apéritif et le tour est joué.
La soirée est animée, le service efficace et souriant. L'ambiance est digne des paroles de Germain Muller: "Ne profanez jamais le "Heilich Graab", vous creuseriez une tombe à Strasbourg!". Le bougnat alsacien propriétaire d'antan, Monsieur "Le père Lauck" en serait fier!

Bon Appétit

Le Resto du Samedi

P.S. Le Saint Sépulcre se rajoute à la liste des restaurants dont nous avons parél pour vous permettre de faire votre choix de sortie lors du marché de Noël à Strasbourg - et après également... voir ici:
Marché de Noël à Strasbourg: Où manger ? Trouver un restaurant...

Le Saint Sépulcre
16 rue des Orfèvre
67000 STRASBOURG
Tél. +33 (0)3 88 75 18 45
http://www.saintsepulcre.fr/

dimanche 11 décembre 2011

Marché de Noël à Strasbourg: Où manger? Trouver un restaurant... ?

Pendant cinq semaines, Strasbourg devient capitale de Noël. Cela signifie de magnifiques illuminations dans toute la Ville, une ambiance festive, un accueil chaleureux et des marchés de Noël.
Pas moins de douze disséminés sur les places, dont l'historique - depuis 1570 - place Broglie, celui devant la splendide Cathédrale, ceux de la Petite France et le marché du partage place Kléber, à côté du Grand Sapin - 30 mètres de haut et magnifiquement décoré.
Cela signifie aussi une affluence exceptionnelle et des visiteurs qui viennent parfois de loin.... Et qui veulent découvrir les joies de la gastronomie locale.

Pour vous aider et vous guider, le Resto du Samedi  vous propose ses dernière découvertes ou expériences culinaires.
Ce n'est pas exhaustif, et ne remplace pas les guides traditionnels, mais résume les quelques restaurants de Strasbourg et environs que nous avons eu le plaisir de fréquenter depuis les quelques trois mois - c'est peu et nous regrettons d’oublier tous ceux que nous aimons et que nous n'avons pas pu visiter ou revisiter - depuis la naissance de ce site gourmand.
A vous de faire votre choix et de nous faire vos commentaires.

Une remarque de mode d'emploi:
Vous pouvez voir notre critique du restaurant en cliquant sur son nom et toujours revenir à cette page en cliquant sur le titre du Blog "Le Resto du Samedi" et sur la page "Marché de Noël à Strasbourg: Où manger?"

Pour commencer, les adresses  que nous avons appréciées à Strasbourg:

°  Le Stras' : c'est le premier restaurant strasbourgeois dont nous avions parlé et aussi la page strasbourgeoise la plus vue sur notre Blog -même si le succès n'est venu que cette semaine via la publication de notre critique sur leur page Facebook .

° L'Assiette du Vin: deuxième restaurant visité et en deuxième position des strasbourgeois.

° Le Bouquet Garni à Neudorf: pas loin du centre et de la place de l'Etoile et sûrement en dehors des mouvements de foule - mais réservez quand même. Vous ne le regretterez pas.

° La Hache, Brasserie traditionnelle et bien décorée, sans surprise.


Si vous pouvez pousser plus loin, n'hésitez pas à aller à la Wantzenau,

° Au Moulin dont nous avons parlé hier.
° Au Relais de la Poste pour son étoile -Michelin - qu'il gardent même après Noël.
° A l'Auberge du Cygne à la Roberstau, à découvrir.

Et si vous optez pour la campagne, allez découvrir - du Nord au Sud :

° Anthon à Obersteinbach en troisième position sur notre site et notre palme qualité/prix.

° Le Cheval Blanc à Lembach avec son étoile et son Foie Gras de rêve (Meilleur Foie gras d'Alsace 2011).

° La Poêle d'Or à Lauterbourg, un chef bien inspiré (en sixième position).

° L'Atelier du Sommelier à Niederbronn qui gagne à être découvert.

° Le Soufflet à Gundershoffen - le plus populaire sur notre site.

° L'Auberge au Boeuf à Sessenheim, la tradition de qualité et le trophée "Jeune Talent" de Gault et Millau 2011.

° Le Relais du Rhin à Drusenheim.

° La Cour de Lise à Willgotheim, une maison de conte de Noël et une table du choix.

° La Ferme de Marie-Hélène à Ittlenheim (en 4ème position).

° Au Vieux Couvent à Rhinau, un bonheur de repas à la campagne.

° La Vieille Tour à Sélestat, Bib rouge Michelin mérité (8ème position du classement du blog).

et pour le menu de fêtes, j'espère que vous avez réservé à:
° L'Auberge de l'Ill à Illhaeusern (trois étoiles Michelin) pour Noël 2012 !


A Strasbourg, vous trouverez encore des restos sympas dont nous parlerons sûrement à l'avenir:
"Chez Yvonne" et "Au Sanglier" rue du Sanglier
La "Maison Kammerzell", l'"historique"
Le "Tire-Bouchon" rue du Maroquin
Le "Pfifferbraiader", vraie Winstub traditionnelle et
Le Saint Sépulcre, dont nous parlerons samedi 17 décembre
et La Petite Mairie, chez Marie, dont nous parlerons le mardi 20 décembre.

Bonne découverte et Bon Appétit

Le Resto du Samedi

samedi 10 décembre 2011

Le Moulin de la Wantzenau: Philippe Clauss, un meunier qui ne s'endort pas sur ses lauriers.


Un cadre idyllique, avec en été sa magnifique terrasse, près du jardin du moulin à eau et des saules pleureurs, et en hiver son décor intérieur de rêve, cosy comme tout: 
Voici le Moulin de la Wantzenau, havre de paix avec son restaurant de famille et son hôtel de charme, juste en face. Dans l’entrée qui mène aux deux salles de restaurant trône un beau chariot de fromages affinés qui met l’eau à la bouche.

Ici l’on cultive avec respect la cuisine traditionnelle du papa avec les célèbres recettes de Victorine et de Charles Clauss: la cassolette d’escargots des Vosges à la crème de noisette, le dos de saumon de Norvège fumé maison,  la matelote du Moulin au Riesling, ou le légendaire poussin « Mère Claus » à 14 Euros.

Passé le moment convivial de l'apéritif, un excellent crémant, cuvée "Julien" de chez Dopff au Moulin, de Riquewhir avec sirop aux épices de Noël, en entrée on hésite entre la salade folle au citron, queues de Langoustines et foie gras d'oie poêlé au vinaigre de miel ou l'assiette de foie gras d'oie maison. 

Côté poisson, le turbot est à l'honneur et l'embarras du choix vous fait basculer vers d'heureux mariages comme le gratin de turbot et homard au curry madras ou le blanc de turbot vapeur, carottes fumées et beurre orange (autour de 25 Euros). Quant au filet de sandre vapeur sur choucroute croquante, réduction de vin rouge lard fumé séché maison, c’est une splendeur de parfums ajustés à la perfection… Mais revenons au turbot avec l’alliance turbot-gambas «black tiger» laqués, légumes verts et vinaigrette à la tomate, si les premières versions ne vous ont pas convaincu.

Les viandes sont particulièrement bien cuisinées: Remarquez le tournedos de filet de bœuf Angus poêlé aux champignons frais, le chateaubriand de bœuf Angus poêlé au beurre, sauce béarnaise, le mignon de veau a la vanille de Tahiti, le viennoise d'agneau aux amandes et madère. La brochette de magret de canard et foie gras, jus aux herbes du jardin est de belle facture et le ris de veau sauté, pêche rôtie et vinaigre de tomate.

Pour terminer en beauté, faites confiance à Philippe Clauss pour inventer ou revisiter quelques beaux classiques: l 'assiette de sorbets aux fruits frais, les sorbet au choix arrosé de vodka, marc de Gewurztraminer ou champagne, le cappuccino de mirabelle, quetsche et figues, le Millefeuille choco-menthe, le trio de soufflés chaud et froid au Grand Marnier, à l'orange et au café, la crème glacée chocolat blanc, le biscuit chocolat cœur fondant Grand Marnier, sorbet cacao noir, le framboisier au chocolat blanc, pistache et sorbet orange amère.

Après ces belles agapes, l'humeur est douce et apaisée, on est rassasié de fragrances et de saveurs conjuguées avec efficacité et audace. La cuisine de Philippe Clauss est aussi un jardin, un univers de potager maison où la culture du goût est reine, et l'amour des découvertes culinaires est le credo de tous les jours.

Bon appétit

Le Resto du Samedi


Le Moulin de la Wantzenaur
2-3 impasse du Moulin
67610 La Wantzenau
Tél: + 33 (0)3 88 96 20 01
http://moulin-wantzenau.com/

samedi 3 décembre 2011

Le Bon Bock: il y a encore des Poulbots à Montmartre

Poulbot aurait pu y manger, dans cette petite maison datant de 1670, en plein Montmartre, au pied du Sacré Coeur et tout près du théâtre de l' Atelier.

Ici, c'est le charme du bistrot tout en long, façon "bouchon lyonnais", ancien petit cabaret montmartrois avec deux salles et deux pianos, tout boisé avec un cachet "historique", poutres et boiseries patinées par le temps, vieux porte-manteaux et tableaux évoquants la vie de la Butte, suspendus au dessus de vous sur le mur de quatre mètres de hauteur.

Ambiance bon-enfant, accueil charmant et sourires de la serveuse aux petits oignons.

Au menu, une belle carte comme une palette de peintre, avec soupe à l'oignon et autres entrées malines, du beau poisson: Sole fraiche au beurre, avec belles pommes de terre vapeur (19 Euros), croustillant de boudin aux deux pommes en pate à bric, Entrecôtes ) , sauce au choix, bleue, béarnaise ou poivre, avec pommes de terres au thym et à l'ail et champignons (21,50 Euros.)
La spécialité du jour: la tête de veau en cocotte Staub qui fait frémir d'envie et de plaisir plus d'un client très intrigué par cette gâterie du cru, même les touristes étrangers qui apprécient et c'est surprenant.
Les menus vont de 18,50 à 24,50 avec entrée, plat et dessert - maison ! - tout à fait intéressants dans ce quartier touristique.
Le vin au verre est de bon aloi: un blanc pic poul à 4,50 Euros et de bons bordeaux pour accompagner la viande.
Le moelleux au chocolat, glace noisette est maison et la soirée, douce, ponctuée par un choix de musiques de circonstance style cabaret et gouailles montmartroises  - une soirée concert a d’ailleurs lieu une fois par mois - est le bien-venu.

On en ressort rassasié et plein d'allant pour grimper les marches du Sacré Coeur.

Bon Appétit.

Le Resto du Samedi

Le Bon Bock
2 rue Dancourt
75018 Paris
01 46 06 43 45
http://www.lebonbock.fr/

samedi 26 novembre 2011

Saveurs et coincidences: Humeur caméléon.

Une "faim de loup" ou un "appétit d'oiseau ", ou tout simplement envie de tout ou de rien, mais surtout pouvoir changer d'avis juste au moment de la commande, parce que "qui à le choix, à l'embarras" ?

Alors foncez chez "Saveurs et Coïncidences" apaiser votre humeur caméléon, on répondra à vos caprices par un joli dialogue culinaire, de bons conseils et une jovialité digne d'un patron de province!
Nous sommes précisément rue de Trévise, près des Folies Bergères, quartier "chaud" de Paris canaille, et ce soir le cabaret est dans l'assiette.
En lever de rideau, frappez donc les trois coups avec des "Conchiglioni farçis de cagouilles, espuma au combawa" (sic!). En salle la patronne s'affaire avec le sourire et la décontraction est de mise. Le décor, contemporain fait mouche et l'ambiance bistrot est sobre et agréable.

Saveur et Coïncidences - Paris - Filet de St Pierre - Photo: lrds

Pour continuer le spectacle, pas d'entracte. Filez sans relâche du côté du poisson: Cotriade ou  Homard, Filet de St Pierre avec sauce divine, asperges fines vertes, tranches de panais dorées et rondelles de rutabaga fondantes. Que du bon "médiéval" ressuscité pour le plaisir du palais à la découverte de sensations nouvelles. Le chef Jean-Pierre Coroyer à de beaux diplômes en main et un bel avenir devant lui.

Saveur et Coïncidences - Paris - Tournedos de Canard - Photo: lrds
Côté viande les assiettes géantes, conséquentes et généreuses annoncent le ton carnivore: Tournedos de canard à la sauce avec champignons des bois, foie gras fondu, moelleux et à point. Du veau, du porc aux choux, de belle facture sont de mise.
Côté vin, on vous conseille avec galanterie le verre de votre tendance au plat et l'affaire est jouée.

Et avant d'aller vous dégourdir les gambettes en allant faire du chahut, en final laissez vous tenter par la tiède Tarte des demoiselles Tatin et sa belle boule vanille, sauce anglaise, bourbon et pommes bien caramélisées ou une panacotta et son coulis.

Un petit délice de restaurant discret dans un quartier animé, nocturne à souhait qui pulse le Paris du boulevard du crime: mais... faites vous plaisir, ce n'est pas un crime!

Et très bon appétit

Le Resto du Samedi
 
Saveurs et Coïncidences
6 rue de Trévise
75009 Paris
01 42 46 62 23
http://www.saveursetcoincidences.com/

lundi 21 novembre 2011

Le Gabin : le nouvel enfant de Montmartre


Entrez dans ce petit restaurant au pied de la Butte Montmartre et vous sentirez qu'il se passe quelque chose de l'ordre du fumet bistro-gastro du plus bel effet.
Place Jean Gabin, en face de son appartement de l’époque, les murs y sont tapissés de photos témoins de son génie d’acteur. Ambiance cosy, petit espace à la parisienne, tables rondes que ce soir-là on réunit à six pour faire notre table d’hôte. On se sent chez soi. Bières Edelweiss et coupe de champagne pour se mettre dans l’ambiance et le tour est joué.

En entrée, à 9 Euros, Salade de Saint-Marcellin, jambon cru - Rattes du Touquet à l'huile de truffes, foie gras poêlé - Tartare de dorade au gingembre, écrasé d'avocat au citron.

Le Gabin - Rates du Touquet, Foie Gras Poèlé - Photo:lrds
Tout est mitonné maison et sent le produit frais, traité avec amour et inventivité. Le service est prompt et efficace. En cuisine, le chef se donne franchement à son art de faire plaisir et découvrir ce qu’il sait et aime partager .

Le Gabin - St Jacques - Photto:lrds
Les plats ravissent: Souris d'agneau confit sur son lit d'aubergines poêlées (20 Euros) - Risotto aux truffes de saison (19 Euros) - Saint-Jacques à la plancha, bisque de homard (18 Euros), et la dorade royale et la même bisque qui décidément ravit les convives.

Le Gabin - Daurade - Photo:lrds

Les desserts comme le Moelleux au chocolat (8 Euros), le Croquant crème brûlée à la pistache (8 Euros) ou la Coupe de fraises au champagne, sorbet framboise à 8€ sont autant de cadeaux pour le palais loin d’être saturé de sensations gourmandes. Quant au Tiramisu au cointreau, c’est un régal de légèreté et de parfums tant la génoise est gorgée de liqueur !

Le Gabin - Pâtes aux St Jacques - Photo:lfdd

 Les vins sont de bon aloi, au verre ou en bouteille pour la tablée joyeuse, par exemple un "Trinch!", Bourgueil bio de Catherine et Pierre Breton.

Un bistro de quartier qui pourrait monter en cote grâce au bouche à oreille qui se répand comme une trainée de poudre dans ce quartier si attachant et typique d’un Paname débonnaire.

Bon Appétit

Le Resto du Samedi

Le Gabin
25 rue Lambert
75018 Paris 18ème
Tél: 01 53 28 27 93

dimanche 20 novembre 2011

Meilleur Foie Gras d'Alsace et Alsacien de la Semaine ?

Pascal Bastian, du Cheval Blanc à Lembach et dont nous avons dit tout le bien que nous pensions de sa cuisine le 10 septembre, vient de gagner le 3ème concours du meilleurs Foie Gras d'Alsace et est en lice pour être l'Alsacien de la semaine.
Son foie gras et superbe et il mérite cette récompense.
Nous votons bien sûr pour lui et lui souhaitons de gagner cette récompense également.

Le Resto du samedi

samedi 19 novembre 2011

Chez Anthon à Obersteinbach: l'insolite et le terroir de qualité.

Le site est splendide: au cœur des Vosges du Nord, non loin de Lembach, et du Cheval Blanc, dont nous avons parlé le samedi 10 septembre.
Voici, niché dans le petit village de grès, une belle et cossue institution, l'Hôtel-restaurant chez Anthon. Il  fait figure d'OVNI avec son architecture tectonique et sa belle verrière en rotonde qui ouvre la salle de restauration sur le magnifique paysage environnant.

Bel écrin donc pour une cuisine vagabonde, sérieuse et imperturbable, orchestrée par Georges Flaig: de la  belle ouvrage que ce turbot au beurre d'orange agrémenté de polenta.

Le menu alsacien est un don du ciel, tarifé tout doux (24 Euros), comme le reste des mets d'ailleurs - belle surprise que l'addition légère. Les ravioles à l'Alsacienne, "schniderspaetles" de truite saumonée aux échalotes confites sont une entrée ravissantes pour les papilles en alerte, le chevreuil rôti, pomme farcie aux airelles et quenelle de fromage blanc sont de saison. Le tout couronné d'un millefeuille glacé au chocolat noir, coulis d'oranges amères.
Et parlons du bon pain fait maison pour accompagner le tout avec douceur, bien croustillant et tout chaud.

En sus, une carte des vins à faire pâlir, comme ce bon riesling Glintzberg de chez Schmitt ou le pinot gris de Trimbach. On aurait souhaité le sourire du sommelier qui semblait ce soir là bien peu préoccupé d'animer et de valoriser sa cave.
Les desserts sont de belle facture et glaces et sorbets turbinés maison ont des saveurs inédites (violette) et des textures moelleuses à souhait.

On en sort ravis et prêts à passer une bonne nuit à l'hôtel attenant ou dans le confort plus simple du village, le "Wachtfels".
Le bonheur est dans le Nord.

Bon Appétit

Le Resto du Samedi

Anthon
40 rue Principale
Obersteinbach
Tél.: 03 88 09 55 01
http://www.restaurant-anthon.fr

samedi 12 novembre 2011

Le Vieux Couvent à Rhinau: l'herbier d'Eden: un mélilo du bonheur.

Rue des Chanoines, il est un jardin d'Eden, un petit paradis des sens, un "Vieux Couvent" où il ferait bon faire une retraite non pas méditative, mais gastronomique. A cette heure quasi hivernale, elle est décorée pour les prochaines fêtes de Noël, comme une maison de poupées aux allures de rêve éveillé.

Dès l'entrée, l'espace est vaste et lumineux, le design intérieur des deux salles à manger, résolument contemporain, avec des lignes effilées au plafond, flottent des "poissons" de Damien Lacourt, artiste-ébéniste Damien Lacourt de Quatzenheim qui signe également les panneau décoratifs dans une belle scénographie de l'architecte Bernard Willhem.

Vitello Tonnato - Au Vieux Couvent Rhinau
L'accueil de la famille Albrecht, encore attablée pour son repas du soir, est chaleureux, simple et augure de l'attention aiguë au bon déroulement de la soirée. En amuse-bouche, une très légère infusion de cèpes à la reine des prés nous fait pénétrer dans le monde des herbes, des fleurs du jardinier "en herbe" que sont nos deux chefs accoquinés, Jean, le père et Alexis, le fils. Tel Candide, ils cultivent "leur jardin", une vingtaine d'ares, comme le potager du bonheur qui serait bien "dans le pré".
 Chrysanthème, bourrache, livèche, mélilo, mouron des oiseaux, tout rappelle l'herbier de notre enfance, les parfums oubliés et tendrement réactualisés par nos deux compères au piano de ce concert gustatif.

Epaule d'agneau - Au Vieux Couvent - Rhinau
Le menu à 35 euros est une aubaine: le vitello tonnato  (le veau "thonné au basilic local) en entrée, l'épaule d'agneau en croute d'herbes, courges de saison pour plat principal et "le festival des desserts de Jean" sont un régal. Feu d'artifice de fragrances et d'inventivité, qui se décline en six étapes plus époustouflantes les unes que les autres.Mille-feuille au chocolat, moelleux aux figues, baba au rhum sur lit d'ananas glace à la cannelle, à la livèche (parfum de cèleri-maggi), à la rose du jardin, sorbet à l'argouse, toutes turbinées à la perfection. Les ingrédients sont au top, et la présentation des mets est digne d'un peintre dont les petites touches de couleurs sont les pétales, les herbes, les pousses d'ail des ours....

Bouchée à la Reine - Au Vieux Couvent - Rhinau
Sans oublier la royale "Bouchée à la reine" et ses nouilles maison, comme "ma grand-mère" à retomber en enfance.
Les godivots parfumés, les quenelles de moelle, les champignons frais, le veau et poulet font bon ménage, abrités par une croute craquante, saisie à point, nageant dans un bain de sauce légère mais très présente.
Amuse-bouche étonnants aussi, tels cette neige-glace à la rose et citron, nuage en émulsion, qui fond dans la bouche. Un petit laboratoire moléculaire de bon aloi, alchimie de la cuisine à quatre mains des Albrecht.
"Neige de rose et citron" - Au Vieux Couvent - Rhinau


En salle, une jeune italienne nous rappelle avec son bel accent que la famille Albrecht cultive ses racines de Lombardie, mais aussi l'amour des voyages qui font de leur cuisine un carrefour de saveurs, une tornade de parfums qui vous enivrent dans une belle confusion des sens...dessus-dessous.
Oui, le bonheur est bien dans ce jardin d'Eden où le péché capital est bien la gourmandise, dosée, fine et enjouée, contagieuse comme le présente l’hôtesse, maîtresse de salle et sommelière: une passion partagée pour le plaisir des yeux, du palais en constant éveil.



Alerte! au paradis des sens, la damnation est proche... Et la tentation d'y revenir, très forte. Mais nos péchés seront pardonnés. Amen.

Bon Appétit

Le resto du samedi.

Le Vieux Couvent
6 rue des Chanoines
67860 Rhinau
03 88 74 61 15
/http://www.auvieuxcouvent.fr/

lundi 7 novembre 2011

Gault et Milllau 2011: Le palmarès Jeunes Talents pour le Boeuf à Sessenheim

Le Guide Gault & Millau qui consacre les "Jeunes Talents" cuisiniers vient de nommer Yannick Germain, le chef de l'Auberge au Boeuf à Sessenheim pour cette distinction.
Il consacre les jeunes chefs de moins de 35 ans comme "table d'Avenir".

Le resto du Samedi y était il y a quelques temps et vous invite à lire la critique que nous avons publiée le samedi 15 octobre.

Bravo au chef et bonne continuation.

Le resto du samedi.

samedi 5 novembre 2011

Le Relais de la Poste à La Wantzenau: cuisine audacieuse de charme.

La reprise du Relais de la Poste, aux abords immédiats de Strasbourg, a fait son petit effet depuis l'attribution d'un macaron Michelin en mars dernier.
Caroline Van Manen à la direction s'est adjoint les talents de son chef cuisinier Laurent Huguet, ancien chef du Crocodile et d'un sommelier aguerri Hervé Schmitt.
Du neuf donc dans cette belle demeure du XVIIIème siècle qui n'en est pas resté là.Cadre fort agréable, tenue irréprochable des tables et décor à faire rêver d'un autre temps, suspendu entre tradition et modernité.
Tout augure ici d'un régal et l'on est impatient que la fête commence. Il y aura quelques bémols cependant quant à l'accueil assez froid et l'ambiance quelque peu guindée d'un établissement qui démarre sur les chapeaux de roues.

La carte est attrayante, les mets décrits poétiquement comme cette entrée "Piquillos troussés d'une effilochée de maquereaux aux câpres, mesclun aux herbe et vinaigrette de Banyuls". On aurait envie de dire "restons simples" et allons au cœur du produit sans chichi, mais n'oublions pas le côté "maison de rêve" où l'impossible serait de mise. Du jamais goûté, certes, de la belle composition design dans l'assiette qui relève d'un grand soin et d'un réel talent d'artiste. La salade de homard bleu, tarifée 46 Euros, frise le conventionnel cependant avec un peu trop d'ambition dans la recette.

Les poissons sont eux la véritable vitrine de la maison: dorade rôtie, risotto aux huitres, rouget barbet, spaghettis d'encornet, filet de barbue, sauce au vin jaune sont sans faille et les produits irréprochables à la cuisson  parfaite.

Du côté des viandes (de 28 à 38 Euros), on oscille dans son choix entre rouelles de rognons de veau, caille en cocotte au fenouil et les autres propositions dont les garnitures sont toujours originales, mariant les contraires ou les audaces: "Ragoût de cèpes et griottes au céleri", "pois gourmands, pommes fruits caramélisées".... Beaucoup d'inventivité et d'intuition quant aux alliances et assemblages de légumes.
Les desserts sont plus "conventionnels": crêpes Suzette ou Ananas poché, d'autres "saveurs d'ailleurs" comme l'entremet au chocolat Xocoline nous transmettent saveurs et gouts raffinés (de 13 à 18 Euros).

Les menus naviguent entre 49 Euros (de Saison),  72 Euros (le Gourmet) et 90 Euros (Découverte avec 4 plats, fromage et dessert). Ce dernier, lors de notre passage proposait: Foie Gras poêlé, brunoise de légumes, caramel acidulé aux appétits - Bar crémeux aux asperges, réduction de Vermouth - Rouget Barbet à la plancha, amandine à la fleur de sel et pancetta, émulsion d'olives - Pigeon des Vosges rôti en cocotte, marmelade à la diable, pommes gaufrettes et artichauts - le Chariot de fromage de Cyrille Lohro, MOF 2007.  Les saveurs étaient là, bien mariées et le pigeon très goûteux. Actuellement, le pigeon est remplacé - saison oblige - par une Noisette de biche et le Rouget par des Noix de Saint-Jacques rôties, confit de navets et raisin à l'orange.

Un lieu à vivre mais donc le souvenir s'efface doucement. Est-ce trop de sophistication qui agace ou le trop bien fait qui dénaturerait le produit au profit du perfectionnisme? Question de feeling assurément...

A vous de juger.... Bon appétit

Le Resto du Samedi

Au Relais de la Poste
21 rue du Général de Gaulle
La Wantzenau
03 88 59 24 80
http://www.relais-poste.com

mardi 1 novembre 2011

Le Bistro du Coin: Le Paris du XIIème refleurit joyeusement.

 Entre La Bastille et La Gare de Lyon, voici un "petit coin de paradis", modeste par l'allure de bistro parisien de quartier style début de siècle, mais ambitieux par le sérieux et la qualité de l'établissement fraîchement repris par une belle équipe jeune et débordante de dynamisme.
Décor vaste et aéré, tables alignées, banquettes rouges et spacieuses....De quoi faire une pause gourmande bien méritée après les péripéties de la vie parisienne plutôt agitée. 

Un verre de Vouvray pétillant pour trinquer et la tablée peut s'atteler à la dégustation de mets bien préparés, à l'assiette.
Les frites sont succulentes dans leur grande assiette en vasque et ce soir là, le Chef vous suggérait en entrée: Croustillant de Saint-Marcellin aux herbes de Provence - 7€, Foie gras de canard maison - 11€, Millefeuille de tomates, cœur de bœuf et mozzarella di buffala - 7€. On y distingue un goût prononcé pour les saveurs de Provence, mêlées à la tradition de cuisine familiale. Comme un beau Dimanche à la campagne. 

En plat, le Magret de canard au miel et piment d'Espelette - 13.50€, la Saucisse d'Auvergne au couteau de chez Conquet, purée maison au cantal - 13.50€ ou le Cabillaud rôti au citron vert purée de patates douces - 13.50€. Des Calamars sauce olive style tapenade font irruption comme suggestion, ou les Crevettes au wok, fins légumes concassés et frits se partagent volontiers. L'ambiance chaleureuse, un peu bruyante cependant, en fait un petit chez soi où le rond de serviette serait de mise.

Côté desserts, ça roule toujours avec encore un peu de place pour les profiteroles, glace vanille, sauce chocolat - 6€, le Crumble aux poires et gingembre, glace vanille - 6€ ou le Moelleux au chocolat, crème anglaise et coulis de fruits rouge - 6€.
Question prix, l'addition est raisonnable:comptez 30 Euros et de 17, 50 à 22, 50 Euros pour les autres formules midi et soir.
 

Vous aurez compris qu'il y fait bon y passer une soirée entre copains plutôt qu'en amoureux.
La convivialité et la bonne humeur y semblent de mise.

 

Bon appétit

Le Resto du Samedi

Le Bistrot du Coin
73 Avenue Ledru Rollin
75012 PARIS

samedi 29 octobre 2011

Auberge "A la Poêle dOr": se régaler dès "potiron- minet" à Lauterbourg...

La demeure au cœur du village est remarquable, sise parmi d'autres aux beaux colombages alsaciens: un établissement qui tisse entre tradition et modernité là où déjà jadis et naguère on venait déguster le célèbre foie gras poêlé aux pommes en l'air.

Poêle d'Or - Escalope de foie gras
Quelle belle surprise que de retrouver ce met emblématique à la carte signée du jeune Chef Yvan Bongeot-Minet.
Dans une vaste salle cossue, boisée et chaleureuse, les tables rondes sont dressées joliment, assorties de chaises confortables dans la tradition de tapissier et passementier bourgeois. Le plaisir est intense et l'accueil d'Aurélie, discret et sympathique. Ambiance feutrée, espace et harmonie du lieu en font déjà un écrin agréable pour un voyage en pays gourmand quasi assuré.

Les entrées sont de petits poèmes à la lecture:
"Marbré de foie gras d’oie aux épices (cuit en terrine) confiture de figues au Muscat gelée infusée à l’écorce de cannelle" (20 Euros), "Risotto de homard aux petits légumes mesclun aux herbes et vinaigrette à l’huile de truffe" ou les "Langoustines royales poêlées flambées au Cognac, condiment mangue curry, mousseline de céleris rave, samossa de Saint-Jacques à la courgette" à 23 Euros, sont un délice.

Poêle d'Or - Saint Jacques à la crème de cèpes
Quant à l'"Escalope de foie poêlée, tartine de pain de campagne  fromage blanc aux herbes poêlée de pommes et raisins secs émulsion de quetsche au champagne" à 23, 10 Euros c'est à retomber en enfance: les alliances de foie onctueux et fondant glissent toutes seules alors que le nez et les papilles s'affolent avec un verre de Pinot Gris qui succède à un Kaefferkopf Adam Grand Cru en apéritif.
Sans parler des autres crus au verre, tel le Muscat réserve Pierre Spaar ou le Gewurztraminer vendanges tardives à 5, 50 Euros. Des cadeaux.
En suggestion du jour, il y avait également des "Saint Jacques à la crème de Cèpes" (15,90 Euros) délicieuses.


Poêle d'Or - Maigre de Corse
Les Poissons sont tout aussi tentants: "Médaillons de thon rouge gratinés au chorizo Ibérique, spaghettis de courgettes sauce à l’orange et piment d’Espelette", le "Baeckeofe de poissons, façon Poêle d’Or" à 26,10 Euros ou l'excellent "Maigre de Corse, poêlées d’encornets et piquillos aux herbes,crème de potimarron à l’ail des ours, mousseline de céleris rave" à 27 Euros. Un vent du Sud souffle sur la cuisine avec bonheur, relevant les mets de façon dynamique et tonique au palais.

Un bémol cependant dans la cuisine tout au long du repas: trop de sel qui vient affaiblir les fragrances au lieu de relever les intentions de parfums et saveurs finement concoctées! Dommage... Le chef Yvan s'en est excusé: outre d'être amoureux de sa belle Aurélie, un changement de variété de sel lui a été fatal et nécesite une adaptation de dosage...  Et peut-être faudrait-il aussi plus de douceur dans les sauces et mousselines de légumes, variées et inventives au demeurant. Alors que le choix des produits et les justesses de cuisson sont au point et rigoureuses.

Poêle d'Or - Filet de Biche aux girolles
Les viandes comme le "Filet de bœuf Limousin au foie poêlé, sauce au Pinot Noir de Cleebourg, Parmentier de légumes frais" à 32,60 Euros ou le "Suprême de pigeon rôti au miel de châtaignier, réduction de son jus au chocolat 72%, purée de charlottes à l’huile de truffe blanche, champignons des bois au beurre d’herbes" - on s'essouffle à la lecture - sont de petits chefs d'oeuvre de goût et de finesse. Sans oublier la "Pièce de veau poêlée, risotto vert au jus corsé", les "Rognons et ris de veau poêlés à la moutarde de Brive" ou le "Filet de canard rôti aux fruits secs, cannelloni farci à la fève réduction au Xérès 50 ans d’âge".
Les prix sont à la hauteur des mets vers 25 Euros en moyenne, copieux, généreux et le service efficace laisse une petite attente digestive salvatrice.

N'oublions pas les desserts, tel le "Moelleux au chocolat noir 72% du Venezuela cœur noix de coco au chocolat blanc fruits frais, chantilly et crème vanillée", la "Panacotta à la pistache, framboises chaudes macaron et chantilly" ou la divine "Crème brulée à la vanille de Madagascar glace maison à la vanille". Tout est "maison" , les glaces turbinées, peut-être pas assez relevées dans les parfums et tarifé à 9 Euros.
Des fromages aussi:
Roquefort Gabriel Coulet , Brie de Melun, Munster fermier de sa vallée , Comté 18-24 mois de la fruitière de Larguillay ou Fromage de chèvre frais de la ferme Grammes.

 Les menus varient de 13,50 Euros à midi en semaine - plat à 9,50 Euros - à 85 Euros pour la "Tentation" servie par table entière. Mais il y a aussi les menus "Gourmet" à 55 Euros - le bon choix- ou "Poêle d'Or" conseillé bien sûr par la maison et un menu "Terroir" à 25 Euros. De quoi avoir le choix. La carte si riche et les menus vaudraient bien un joli Bip Rouge au Michelin.

L' Auberge de la Poêle d'Or c'est aussi la simplicité, et le temps de la discussion avec le chef après le repas, c'est la boutique attenante de bons produits "maison" ou de proximité à emporter. Un bel accueil et une envie d'y revenir goûter à toutes ces suggestions intuitives et inventives, en hommage au terroir et en total respect avec d'autres métissages possibles, cuisine du marché ou simples.
 Les Bongeot-Minet peuvent encore longtemps nous régaler et œuvrer dès "potron-minet" pour satisfaire une clientèle curieuse et à l'affut des bonnes adresses en Alsace du Nord.
Et si la "poêle est d'or", le silence durant la dégustation est de rigueur!

Auberge "A la Poêle d'Or"
chez Yvan et Aurélie
35 rue du Général Mittelhauser
67630 Lauterbourg
tel: 03 88 94 84 16
http://www.la-poeledor.com/


Bon appétit

Le Resto du Samedi

samedi 22 octobre 2011

Auberge de l'Ill: le bonheur est sur les berges à Illhaeusern

Certes on a tout dit sur l'art et la manière de cuisiner de la famille Haeberlin...

Ce soir d'été-là, une proposition du guide Michelin pour son célèbre "printemps du guide" nous a conduit, en couple, au paradis.
Accueil discret avec un clin d'oeil de derrière le rideau de la façade par Jean-Pierre qui "guette" le client pendant que sur la terrasse, sa petite femme nourrit les cigognes!
Ambiance et décor garantis dans cette maison de renommée internationale. Le homard Vladimir, figure de légende de l'établissement demeure un plat sans égal où la sauce quasi Nantua fait nager dans l'extase les papilles d'amateur du genre.
Au menu ce soir là "la mousseline de grenouilles Paul Haeberlin" -superbe - et le filet d'agneau en "habit vert". Le tout additionné d'une assiette de grands crus de chocolat en différentes textures. Pour 99 Euros, excusez du peu!!!
Car ici on mange de la feuille d'or avec l'œuf poché, des truffes avec les Saint-Jacques ou le petit baeckaoffa du caviar Pétrossian dans une boite de sardines. Le homard peut être aussi "ivre" de saké et les légumes prennent le "maki" avec assurance dans la désobéissance.
Tout va de soi et semble orchestré si simplement, discrètement sans strass ni paillette dans un décor intérieur design, très rythmé, signé Patrick Jouin.

Marc Haeberlin ce soir là discute art contemporain car un célèbre plasticien du cru a repéré ses listes de course et a très envie d'en faire œuvre d'art sur ardoise. C'est déjà chose faite avec un beau prototype où l'artiste Germain Roez pour ne pas le nommer évoque l'univers de cette cuisine hors du temps ainsi:
"c'est la langue
qui pétille
c'est l'azur dans l'assiette
c'est la grâce
dans le pain
c'est la bonté
dans le met délicat"

Au verso, la liste du jour: -oignons, papier nappes, fromages, lait, un kg de pommes-.

C'est tout cela la recette du bonheur.

Bon appétit

Le resto du samedi

Auberge de l'Ill
Route de Collonges au Mont d'Or
Illhausern
03 89 71 89 00
http://www.auberge-de-l-ill.com

dimanche 16 octobre 2011

L'Auberge du Cygne à la Robersau: un bon signe

La demeure est au bord de la Route de La Wantzenau. Alsacienne à souhait avec colombages et jolie cour intérieure, ancien relais de maraîchers vieux de 400 ans. Après avoir poussé la porte, attiré par les suggestions du jour en gondole, nous voilà dans une salle plutôt banale, ancien décor de bistro, bar en zinc et boiserie tapissant les murs, parquet au sol, rendant l'atmosphère un peu sombre. De jolies tables bistro avec nappe et chemin de table en tissu. Une deuxième salle plus "design" accueille derrière le bar.

Un petit apéritif histoire de faire pétiller les sens: Crémant à 5,10 Euros, verre de  Gewurztraminer de chez D. Loew à 4,70 et tout peut commencer. A la lecture la carte est riche de belles propositions.
En entrée, la "Poellée de girolles et oeuf mollet, jus crémé mijoté", la "Salade de filet de caille au sésame et foie gras", la "Mijotée d'escargot" et le fameux "Foie gras avec figue chaude rôtie au porto" et sauce balsamique. Ce dernier est une belle réussite, tranché bien large, onctueux et fondant, moelleux aussi avec des noisettes grillées qui parsèment une assiette joliment composée en comète, design culinaire oblige. Un joli petit pain chaud aux figues en sus.

Pour la suite, les poissons ont une belle présence à la carte: "Nage de lotte, étuvée de poireaux et céleri, tuile au parmesan", "Filet de bar et langoustines, purée de potimarron et noisette grillées". La sauce de ce dernier est exquise - bisque aux crustacés, sucrée-salée, fumée, avec comme un parfum de miel ambré. Accompagné d'un verre de Pinot Blanc de chez Françis Beck à 2,80 Euros. Le potimarron, de saison, en purée beurrée, bien parfumé glisse en bouche, les noisettes entières grillées se mariant avec les langoustines, couchées sur la peau du bar, tranché fin.
Côté viande, le "suprême de pintade rôtie aux légumes baeckeoffe", ou "l'Onglet de veau, crème de champignons", accompagné de nouilles fraîches enrubannées qui est une belle occasion de goûter une viande cuite à point, fondante en bouche, avec sa sauce bien parfumée est "arrosé", histoire de rincer le gosier, avec un verre de vin du mois, un Brouilly rouge domaine de La Roche St. Martin.

Encore une petite place pour le dessert, alors qu'autour de nous, l'ambiance se fait festive, les habitués devisent gaiement, les plats défilent, assiettes bien garnies, servis par Sabine, notre hôtesse à l'accueil, seule à tout assurer: une belle performance, discrète et efficace. Les glaces viennent de chez Franchi - emblématique pistache et chocolat qui ont fait la réputation de la maison. Deux boules généreuses, comme le reste, tarifées à  6 Euros comme tous les desserts. La "Mousse glacée au kirsch et vanille Bourbon, poelée de cerises" n'est pas aussi parfumée, sauf les griottes. Le "Mille-feuille Grand Marnier" aperçu dans l'assiette des voisins, ainsi que "Le Brownie Maison, crème anglaise et tuiles aux amandes" nous feront revenir... La crème anglaise, demandée en sus, est fort bonne, comme à la maison, aux oeufs et vanille en gousse.

Les formules sont simples: entrée, plat, dessert à 29 euros, plat et dessert ou entrée et plat à 23 Euros.
La formule de la semaine à 14 Euros avec entrée, plat, café et boisson à midi fera l'affaire.

Faites sans complexe un petit détour par les toilettes rustiques en fond de cour pour découvrir le site bucolique des maraîchers de la Robertsau.

On souhaite à Sabine Felden, la pâtissière qui a fait ses armes chez Christian et au chef cuisinier Guillaume Jotreau,venu du Buerehiesel et du Ritz à Paris, une belle ascension, au pays de la gastronomie simple, inventive style "cuisine du marché intuitive". Un très bon "saucier" ça se retient à l'époque des wok et autres recettes fitness insipides.. Alors un "petit cygne" en passant par les faubourgs de Strasbourg?

Bon appétit.

Le Resto du Samedi

L'Auberge du Cygne
79 route de La Wantzenau
STRASBOURG
Tel: 03 88 31 41 46

samedi 15 octobre 2011

Auberge Au Boeuf à Sessenheim: un musée du terroir?

Dans ce petit village où Goethe rencontra Frédérique Brion, le "Boeuf" règne depuis 1893, au centre, à l'ombre de l'église protestante immortalisée par Henri Loux sur le service "Obernai".
Demeure cosy très "tradition" avec son riche petit musée attenant. Un voyage dans l'histoire et le terroir qui vaut bien le détour et le séjour, même si l'accueil est parfois limite, privilégiant le bon client, négligeant le tout nouveau qui n'en gardera peut-être pas le meilleur souvenir.
Décor donc au top de la tradition: chaleureux, alsacien à souhait, augurant du sérieux de la maison tenue par  Claudine et Christian Germain, aux fourneaux Yannick tient les rênes de sa brigade.

En entrée, ne résistez pas aux  jambettes de grenouilles ou aux raviolis au foie gras d'oie aux morilles du cru (20 Euros).
Puis la mer peut vous tenter avec un beau turbot en filet, fine sauce mousseusse, un omble chevalier...
Pour les carnivore, ne pas rater la cannette de Barbarie rôtie aux pêches, fine galette de mais, jus au Porto. A moins qu'un clin d'œil sur le pigeon Duwehoff en deux cuisson, escalope de foie gras poêlée aux cèpes et rates  du Touquet ne vous détourne de votre premier choix! (23/ 25 Euros). Vous ne le regretterez pas, le plat est délicieux.
Pour clore en beauté une Dacquoise aux framboises, ou un Sablé aux fraises, mûres te pistache fera bien l'affaire (9 Euros).
Un petit tour dans le village pour admirer le mémorial Goethe, voici une halte inventive et rigoureuse qui devrait trouver le sourire pour tous et le succès que méritent le talent du chef qui s'adapte aux saisons avec ingéniosité et passion: Revenez au temps des asperges pour le menu "tout asperges"!


Au Boeuf
1 rue de l'Eglise
67770 Sessenheim
03 88 86 97 14
http://www.auberge-au-boeuf.com

vendredi 14 octobre 2011

Quand le grand méchant loup croque Odile - Wolfberger s'installe à Strasbourg

Quand la légendaire maison Wolfberger fait halte à Strasbourg, c'est en étroite complicité avec son voisin géographique Philippe Bohrer du "Crocodile" que la fête commence.

Lors de l'inauguration officielle de la nouvelle boutique Wolfberger, rue des Orfèvres à Strasbourg, ce 13 Octobre 2011, ce fut une fois de plus l'occasion de déguster et de constater que l'excellence gastronomique et œnologique règne en maître dans notre capitale européenne. Dégustation du crémant cuvée spéciale Bohrer, avec sa belle étiquette au coq flamboyant - un délice de bulles effervescentes, légères et cuivrées. Le service traiteur de Philippe Bohrer fait l'exception qui confirme la règle des ses établissements, que se soit le "Crocodile" à Strasbourg, "La Table de Louise" à Colmar et Strasbourg, le simple "Bistro des copains" à Strasbourg ou bien sur "La Ville de Lyon" à Rouffach.
Ce soir-là, il nous régalait d'un cappuccino à la choucroute, de foie gras sur canapés, de poissons hallucinés de couleurs style "design culinaire", fins tranchés avec leur feuille d'huitre et de bien d'autres savoureuses portions de mets inédits, dont un incomparable saumon.
Côté dessert c'est la fête à la tartelette au citron, à la quetsche, la fine tranche chocolat, au millefeuille Paris-Brest allégé....
Un voyage au pays de Cocagne!
Et le Maestro Bohrer de veiller au grain, chevelure cendrée à point et œil vif aux aguets.
Ainsi, Wolfberger, une illustre maison, fait halte dans le célèbre "Carré d'Or" en voisinage des chocolats Weiss, du maître fromager Lorho, du pâtissier Naegel, de la Winstub "Le Clou" et de la boutique Westermann.... Un périple à se damner !
Le projet est simple et efficace. Un lieu  - enfin! et nous ne polémiquerons pas sur les projets "Maison des Vins" à Strasbourg qui s'embourbe dans le politiquement correct - dédié à la dégustation et au concept "d'oenotourisme" que l'on rencontre depuis belle lurette à Bordeaux, Avignon....
Pour faire découvrir et apprécier bien sûr tous les produits de la griffe haute couture "Wolfberger". La collection est riche en crus, cépages et autres merveilles du terroir de Bacchus énivré. Le vignoble de cette cave coopérative s'étend sur 99 kilomètres du Haut-Rhin (Vieux-Thann) jusque dans le Bas-Rhin (Rosheim). Le merveilleux Gewurztraminer Alsace Grand Cru 2009 "Pfersigberg" est à lui seul emblématique d'un savoir-faire et d'une maîtrise hors pair du "lait de la vigne".
Un espace pour organiser rencontres, séminaires et réunions d'entreprise est disponible en étage.
Que vivent les initiatives privées qui magnifient l'espace viticole régional et en font un lieu de culture, de tradition et de modernité original.

Soyez curieux: pour tout savoir sur cette grande maison:


Boutique Wolfberger
7 rue des Orfèvres
67000 Strasbourg
Tel: 03 88 10 91 10
http://www.wolfberger.com

jeudi 13 octobre 2011

Le Soufflet à Gundershoffen: ingrédients inédits!

Célèbre localité pour y héberger l'institution deux fois étoilée,le restaurant "Le Cygne", Gundershoffen possède aussi un discret établissement qui sans tambour ni trompette devient une référence pour les adeptes d'excellents produits maison cuisinés avec une attention particulière aux herbes, épices et saveurs peu connues de nos papilles.
La demeure est charmante, la salle avec cheminée et déco baroque est fort tentante en ses périodes rafraichies
Le soir de notre visite, nous avons cédé à la tentation de la terrasse, vaste et agréable pour une soirée fort douce
La tenue de la cuisine est irréprochable, l'accueil encore un peu "guindé" ou timide mais les mets pardonnent un environnement encore fragile.L'autruche est la fierté de la maison, les viandes et poisson servies avec les légumes du jardin, cultivés par la patronne en salle: potimaron et autres petits légumes médiévaux, ressuscités pour le plus grand plaisir du palais.
La spécificité de la maison serait justement dans ces secrets d'accompagnements:compote de rhubarbe pour le foie gras, huile d'olive Pagos de Chiros pour les gambas rôties, os à moelle pour les sauces, poivre de Madagascar,aspérule des forêts ou framboises tièdes pour des desserts relativement classiques. Un beau voyage sur des terres gastronomiques exotiques Du beau, du bon, du sérieux et un beau service à l'assiette, très art contemporain ou design culinaire tendance.L'addition oscille vers les 40/ 50 Euros et le temps s'y passe très agréablement avec vin au verre pour accompagner le tout.

C'est au 13 rue de la Gare
Gundershoffen.
03 88 72 91 20

A la Hache: tranchez dans le vif !

Un samedi automnal, une fin de soirée, une envie de brasserie?

N'hésitez pas à franchir le seuil de l'institution strasbourgeoise "A la Hache", vous ne serez pas malmené, bien au contraire. Cette bonne vieille demeure légendaire, ancienne brasserie du cru depuis 1257, a fait peau neuve, sous la houlette du manager Franck Meunier. Un personnage dynamique qui a su faire des quais de Strasbourg un des endroits les plus animés de la ville. Notre belle endormie s'enorgueillit des péniches à quai, bar à vin, "Atlantico" et autre "Aviateurs", sans compter à présent avec la renaissance de la Salamandre et du futur "Palais des Fêtes". Une façon réellement ambitieuse de changer en bonne ambiance une centaine morosité nocturne.
L'ambiance, rue de la Douane, est aussi dans le décor: boiseries, fer forgé en balustrade et magnifiques lustres baroco-kitsch avec pampilles dans la grande salle, rideaux rouges et atmosphère plus "théâtrale" et intime dans l'arrière salle, cosy, velours.

De faux trophées de taureaux en tapisserie aux murs égayent le tout et lui donne ce petite caractère frondeur, toréro, "tout dans le bœuf" qui serait l'esprit de la maison. Une broche tourne sempiternellement, flammes à l'appui pour dorer le jambon braisé qui attend patiemment le client. Le service, agile et efficace s'affaire à vous satisfaire, rapidement mais sans stress. Un petit verre de Gewurztraminer et crémant en apéro (vins au verre tarifés très doux) et les agapes peuvent commencer: spécialités de brochettes, agneau, bœuf, gambas et lotte, filets de bœuf  (entrecôtes)à toutes les sauces, poisson en matelote et salades maison (avec jambon braisé), généreuses. Les rognons de veau entiers font la réputation du lieu. La tarte à l'oignon, dorée, est riche et fondante à souhait, accompagnée de crudités assorties. Les frittes inondent l'assiette et les carnivores semblent se régaler autour de nous.
Les tartes flambées fort originales, à la choucroute braisée, et pour les sucrées à la myrtille ou banane chocolat sont de la partie.

Côté dessert, c'est à ne plus savoir pour lequel opter après ce plantureux repas: mousse au chocolat, vérine du chef, profiteroles avec une sauce chocolat renversante, forte en goût et onctueuse....Glace noisette à cœur de praline, assiette "tout chocolat". Et îles flottantes pour mieux naviguer.Que l'embarras du choix.
Tarifés très raisonnables les mets attestent d'une bonne qualité des produits. Entrées à 10 Euros, plats autour de 18, 20 Euros et deux menus (17, 50 et 23,50 Euros) sont de bonnes aubaines.La note est "hachée menue" et sans coup de massue!
Pascal Groh veille au grain avec bonhomie sur cette petite assemblée de convives ravis.
Une soirée joyeuse, bon enfant ou la clientèle très bigarrée, se fond dans une atmosphère de brasserie
relookée, sans tapage bobo-branché. Convivialité oblige!


Bon appétit

Le Resto du Samedi

A la Hache
11 rue de la Douane
Strasbourg
03 88 32 34 32
http:www.alahache.com

samedi 8 octobre 2011

Le Bouquet Garni: La discrétion à Strasbourg-Neudorf

Il est niché discrètement au 41 route de l'Hôpital, tout près du centre ville de Strasbourg: une adresse pour les initiés et les intimes et qui fait son chemin grâce au bouche à oreille.
Pas de clinquant mais un décor design très soigné, inventif et fleuri, tout dans la déclinaison de lignes et de verts plus palpitants les uns que les autres. A remarquer d'ailleurs les créations originales en verre - le bar par exemple - d'un artiste verrier alsacien, André Freydt. Beau "décor" donc avant de se lancer dans l'assiette sur les conseils avisés de l'hôtesse et du sommelier en salle.

Dans le registre des entrées, style classique revisité, le marbré de foie gras d'oie, avec ses oignons rouges et son toast pain d'épice. Pour poursuivre dans les "incontournables" de la jeune maison tenue par Gaetan Serge et Nico Paléa, le chef Frédéric Olivier vous concocte un " pot au feu" du terroir à retomber en enfance.
Font bonne figure, le bar entier poêlé, farci aux champignons et moelle, crème de poireaux à l'anis ou l'excellent soufflé de pintade farci aux champignons et lardons.
Le tout tarifé entre 16 et 19 Euros, 9 et 13 Euros pour les entrées.
Les dessert sont un cadeau à 6,50 euros: Savarin au rhum, glaces maison ou mousse au chocolat et son coulis d'abricot ou crème brûlée à la lavande maison et son sorbet arrosé à la fleur de bière - à tester.
Les convives se laissent aussi tenter par les suggestions à l'ardoise et fréquenter cet établissement, c'est partager l'humeur et l'inventivité d'un chef curieux et attentif aux accompagnements hors des "bouquets garnis" incontournables.

C'est bien "le bouquet" !

Bonne dégustation

Le resto du samedi

Le Bouquet Garni
41, Route de l'Hôpital
67000 Strasbourg
Tél.: 03 88 34 66 86
http://www.lebouquetgarni.com

dimanche 2 octobre 2011

La Cour de Lise à Willgottheim: côté cour, côté jardin, faites-lui la cour

Dans un petit village du Kochersberg, une maison alsacienne, entourée d'un vaste jardin et d'une grange fleurie transformée en petite galerie d'art. C'est un îlot de tranquillité avec chambres d'hôtes et piscine.
Mais c'est aussi le petit clin d'œil d'accueil à travers la fenêtrede la cuisine Jean-Paul Bossée (ex. La Chenaudière à Colroy, entre autres), dès que vous entrez dans la cour, et le sourire blond de sa femme Isabelle qui vous accueille chaleureusement, un brin discrète, foulant le sol avec grâce et légèreté.

Le cadre intérieur, blanc, sobre et pourtant avec quelques notes rustiques ou baroques comme les nappes et les serviettes qui rappellent les trousseaux de jeune fille. Du joli linge de maison qui sent bon la campagne. La cheminée grise trône et le verre dépoli des appliques diffuse une lumière feutrée.

Il fait déjà trop frais ce soir-là pour prendre l'apéritif en terrasse, un crémant (4,90 Euros) ou un Cerdon du Bugey pétillant (5 Euros) du domaine Liagor St Martin.rosé, très parfumé aux fruits rouges. En amuse-bouche, un presskoff en gelée aux fragrances dont le secret reste à deviner, mais fort réussi.

La Cour de Lise - Foie Gras - Photo: lrds
Le foie gras d'oie à la compotée de betteraves rouges est un régal accompagné d'un Gewurtzraminer "Glintzberg" de chez Roland Schmitt de Bergbieten. Un petit velouté de légumes où se laissent deviner, oseille, épinard, petit pois et brocoli mêlé à la pomme de terre pour patienter dans l'harmonie, se laisse déguster sans effort.



Puis ce sont les St Jacques à la crème de cèpes, avec l'amertume  de citron confit, rôties à point, laissant deviner une chair juteuse et raffinée en gout subtil. Le tout rehaussé par du potiron, de la betterave rouge cuite, dense et moelleuse avec en sus une courgette dorée et craquante.Le filet mignon de veau sauce morille a belle allure, goûteuse et fondant en bouche.

Les gourmandises de Lise du menu à 40 Euros, sont un petit voyage à lui seul dans la planète douceurs: gâteau au noix, sorbet mangue, tiramisu et coulis aux fruits rouge. Les glaces pralin et chocolat sont turbinées au plus juste pour une texture légère, un parfum qui se révèle au palais comme un bon vin.
Le pinot noir vieille vignes de St Hippolyte de chez Schmitt (4,40 Euros le verre) se marie judicieusement à la chair du tendre veau.

On passe ici un moment suspendu au temps, bercé par la compagnie des autres convives, dans cette belle salle chic en diable, où le miroir semble être franchi pour découvrir le pays des merveilles. Lise, on lui ferait volontiers la cour pour y revenir le cœur battant d'impatience pour la suite des aventures gastronomiques.
Les prix sont doux, les propositions de menu à 28 Euros, 35 ou 50 en dégustation - ce dernier servi par table entière - sont une aubaine, eu égard à la qualité de la cuisine.

Un rond de serviette s'y impose d'office pour connaitre l'épanouissement d'une cuisine inventive, sans chichi ni titre de plats alambiqués.
Beaucoup de poésie dans l'assiette, beaucoup de sérénité dans cette belle demeure où les nuits doivent être bien douces et le réveil, le début d'un autre songe au pays de Lise, les prémisses d'une belle journée.

Bon Appétit

Le Resto du Samedi


La Cour de Lise
26 rue Principale
6370 Willgotheim
http://www.lacourdelise.fr

samedi 1 octobre 2011

La Vieille Tour à Sélestat: une escapade gourmande de saison

Allez faire un tour à Sélestat pour l'événement artistique "Sélest'art" et laissez vous tenter en soirée par un établissement repris depuis 2003 par Nicolas et Samy Ruhlmann: une winstub aux allures de restaurant gastronomique qui vaut bien son "bip rouge Michelin".

Le cadre est cosy, chaleureux, très alsacien: une demeure classique, agréable dans ses volumes et dans la distribution des tables bien espacées qui garantissent tranquillité et intimité. Banquettes et beau mobilier de tradition.

Tout pourrait commencer par le choix du menu "automne", tarifé à 28 Euros qui décline les saveurs de saison en trois choix, selon les entrées-plats et dessert plus fromage.Une aubaine pour apprécier les talents du chef.
On retrouve à la carte la salade de caille et céleri boule avec fine gelée au bortsch, splendeur d'un mariage heureux de gibier volatile et frais légumes, le dos de cabillaud à la plancha, avec un crémeux de coquillages au curry. Les alliances sont osées et sages à la fois, garantissant surprise et maîtrise de goût sans faille.
Le suprême de pigeon fermier, pastilla de pied de porc et foie gras de canard poêlé est original et gouteux,  et le sanglier aux trompettes de la mort, blinis aux châtaignes rappelle que l'automne inspire avec grâce le chef qui se plaît à façonner les textures et les matières avec simplicité et justesse de cuisson.
Et bien sûr, les incontournables - bœuf Rossini ou côte de veau - réjouiront les adeptes de grands classiques bien revisités par des épices ou arômes surprenants. La choucroute à l'Alsacienne avec ses charcuteries ou l'émincé de rognons de veau accompagné de jus brun et Wassertriewela au fromage blanc, sont des plats du terroir à goûter.

Les desserts sont des poèmes à eux seuls: "Poire caramélisée au beurre salé, cannelloni, chocolat blanc et sorbet cacao" et les quetsches dans tous leurs états en cette belle saison lumineuse.

Les habits neufs de "La Vieille Tour", ses assemblages racés de parfums, de fumets et de saveurs en font une halte obligée pour tous ceux qui partagent les saisons, leurs humus, leurs couleurs, leurs beauté.

En semaine, le midi, vous avez le  choix entre le menu du jour (12 Euros) ou le menu du marché - entrée, plat, dessert à  17,70 Euros et en soirée, le menu à 28 Euros au fil des saisons ou le menu plaisir à 44 Euros par table entière,  59 avec 4 verres de vins en accord avec les plats.

Bonne dégustation gourmande.

Le Resto du Samedi

La Vieille Tour
7 - 8 rue de la Jauge
67600 SELESTAT

http://www.vieille-tour.com

lundi 26 septembre 2011

Le "Relais du Rhin" à Drusenheim: Passez le bac d'abord

Voici une belle découverte, lors d'une visite impromptue, un samedi midi ensoleillé, sur les bords du Rhin, à côté du bac de Drusenheim, le "Drusus" qui fait les navettes entre les deux rives, voici un solide établissement qui renait des cendres d'une ancienne guinguette - en fait l'établissement précédent prenait place au bord du  lit naturel du Rhin, mais les nouvelles digues du barrage hydro-électrique de Beinheim l'ont recouvert et le nouvel établissement se loge dans l'ancienne "Douane" qui n'avait plus usage a été restauré en avril 2010.
Sur une terrasse déclinée en trois niveaux - le plus agréable demeurant celui attenant à la maison mère - un accueil charmant et un service efficace, assuré par une seule jeune femme.
La carte est alléchante: entrées variées, salades gourmandes et les plats, axés sur le poisson, généreusement servis, sauce savoureuse à régaler un spécialiste en la matière.
Menu du jour à 8,50 Euros: c'est une aubaine avec pour entrée, une originale salade de petites nouilles parfumées et deux plats au choix. De plus vous pouvez piocher dans la carte et en extraire une excellente bouchée à la reine, nouilles maison très parfumées et réjouissantes pour les yeux.
"Blanquette de veau à l'ancienne", "Paupiette de porc farcie lard, oignons, gratin dauphinois", "pavé de perche sauce amandine" ou leurs fameux standard "stand'art" tels le trio de pâtes de pesto, roquette et parmesan, font le succès de la maison.Jean-Jacques Kern et Lydie ont trouvé leur vocation.
Belle quantité dans l'assiette et présentation soignée font de cette adresse de campagne un détour obligé pour apprécier également la demeure, dans un environnement remarquable. De la salle du haut, aménagée pour fêtes et banquets, une vue superbe sur le Rhin et la Forêt Noire.

Bon Appétit et belle ballade sur les bords du Rhin .

Le Resto du samedi.

Le Relais du Rhin
1 rue du Rhin
67410 DRUSENHEIM
Tél.: 03 88 80 33 74
http://www.relaisdurhin.com

samedi 24 septembre 2011

L'Assiette du Vin à Strasbourg: Divin

Philippe Roth joue les fragrances du midi avec astuce et ingéniosité. Dans un décor sobre, épuré et moderne, nous voici au cœur d'une cuisine racée, juteuse et aux parfums qui éclatent en salle pour le plaisir de tous les convives.
Pour les yeux aussi, c'est un régal car le dressage en assiette est assez évocateur de toiles contemporaines, colorées et très justement équilibrées dans le poids des matières.

Produits sélectionnés avec rigueur pour élaborer des mets comme le "maigre", un poisson original cuisiné au four avec une sauce froide aux betteraves rouges avec un risotto de champignons, jus aux épices, un magret de canard classique quant à la cuisson, mais agrémenté de petits légumes fort affriolants, comme la compote d'oignons et le potimarron.

De belles "entrées" en matière avec le très fin homard breton et sa rémoulade de céleri au galanga et les sympathiques "Joues de Monsieur cochon laquées au picon bière" comme pour entrée en scène.
Quant au sandre aux cèpes avec ses lentilles cuites au pied de porc, c'est un petit régal de bistro canaille.

Un plateau de fromage de chez Cyrille Lhorot est bien un gage de qualité et de produits matures et affinés (10 Euros).

Les desserts sont à la hauteur du déroulement de ce beau voyage en gastronomie conviviale: Coulant au chocolat noir, "vraie" crème anglaise de grand-mère et autres gâteries.

La clientèle est jeune et enjouée: des connaisseurs qui se font plaisir dans une ambiance décontractée, régalée par le sommelier qui sera de bon conseil qui marier vin et mets avec sensibilité et respect des envies.

Les prix sont doux: 22 Euros pour un plat, 6,50 Euros pour un dessert et une formule entrée-plat-dessert ou formule avec vin compris - 14 Euros pour 2 verres avec les plats plus une eau minérale et un café - très tentante.

L'été, une petite terrasse sur rue avec tables et chaises hautes comme au comptoir d'un zinc sont de bon aloi et attirent le chaland. et un vrai caveau peut vous accueillir si la salle du haut est pleine. Service de "nuit" pour noctambules gourmets au moins jusqu'à 22 Heures.

Allez, nous leur donnons un "vin sur vin".

Bon appétit.

Le Resto du Samedi

L'Assiette du vin
5 rue de la Chaîne
67000 Strasbourg
Tél.: 03 88 32 00 92
http://www.assietteduvin.fr

vendredi 23 septembre 2011

Quenelle d'Or au Laumière à Paris

Il y a le "Bretzel d'Or" en Alsace pour honorer des talents singuliers tout azimut, moi, je décernerai la "Quenelle d'Or" non pas au "Cheval Blanc" à Niedersteinbach malgré son excellente "Quenelle de brochet" façon Nandron, ni à "Chez Moissonnier" à Paris, ni au "Saint Marc" l'annexe de chez Ducasse à Paris...

Alors, à qui ? Eh bien au "Laumière" dans le dix-neuvième arrondissement de Paris. Ses "quenelles de brochet façon Louis XIV" sont l'excellence du genre, moelleuses, aérienne, telles un soufflé qui aurait du corps et ne s'essoufflerait jamais en retombant, hélas, au premier coup de fourchette!
Un délice avec sauce Nantua  et épinards al'dente, comme un rêve d'enfant gâté. Tarifé 18 Euros, c'est un cadeau. En sortant, allez discuter avec le chef Jean-Claude Bertrand, il vous remettra un diplôme d'honneur: une carte postale numérotée, à l'effigie de la quenelle: J'ai reçu ce soir là  le numéro 23117... 
Combien d'heureux convives encore?

Près du Parc des Buttes Chaumont, Le Laumière, avec son enseigne qui annonce encore un "Salon de Thé" est maintenant "piloté" par Eddy Zouari qui a passé 5 ans à la tête de la Coupole et son service et ses équipes sont aux bons soins avec vous. C'est une institution dédiée aux fruits de mer - même si vous y trouvez aussi de la viande, incontournable pour ses plats de poisson et sa bouillabaisse, le vivier qui vous accueille est garant de la fraîcheur des produits - le homard qui s'y prélasse sera flambé à la fine champagne et tarifé 44,50 Euros.
Le menu (entrée-plat ou plat dessert à 21 Euro) et surtout celui avec les 3 plats à 27 Euros - avec les quenelles - valent le coup.
La carte des vins est riche (bouteilles à partir de 23 Euros - demie à 15,60) et les desserts sont délicieux (trio de crèmes brulées dont violette à 9,60 Euros).

Le Laumière
4 rue Petit
75019 PARIS
M° Laumière
T.: 01 42 02 46 71
www.restaurantlelaumiere.com