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lundi 6 mars 2023

La Fête Européenne aux étoiles et à la gastronomie par le Guide Michelin à Strasbourg

 Après un dimanche où la gastronomie était à la fête en Alsace sous l'égide de la CEA Communauté Européenne d'Alsace avec le Guide Michelin et ses invités (voir le billet Week-End Alsacien de la Gastronomie), l'évènement que tout le monde attendait est arrivé. De même que sont arrivés les derniers invités du Guide Michelin, les grands chefs de toute la France ainsi que les Chefs triplement étoilés d'Europe.


Avant la cérémonie du Guide Michelin - Marc Haeberlin et quelques chefs - Photo: Robert Becker


C'est dans un Palais de la Musique et des Congrès comble que se sont installés les officiels, les professionnels, les journalistes et de nombreux jeunes d'Alsace qui se destinent à ce beau et passionnant métier pour découvrir, enfin, le palmarès des étoilés, surtout des nouveaux étoilés.

La cérémonie démarre par une allocution du Président de la CEA Frédéric Bierry puis du Directeur du Guide, Gwendall Poullennec. Suit une vidéo de bienvenue du Président de la République - on se dit que Guillaume Gomez, ancien chef de l'Elysée, présent déjà ce dimanche, n'y est pas pour rien. Et c'est le début des récompenses, où l'on commence par les collaborateurs primés dans les différents métiers de la restauration. Tout d'abord le prix Michelin de la sommellerie 2023 décerné à Gaby Benicio de l'Äponem - Auberge du Presbytère, à Vailhan (34)et Cyril Kocher du Restaurant de Thierry Schwartz à Obernai. Deux passionné(e)s qui ne viennent pas du sérail et n'avaient pas suivi la formation traditionnelle. Suivent le prix Michelin du service 2023 attribué à Claire Sonnet du Louis XV d'Alain Ducasse à Monaco et Frédéric Rouen de L’Alter-Native à Béziers.

Côté  promotion "Passion dessert" les (sept) nouveaux et nouvelles venu(e)s sont Aurélie Collomb-Clerc du Flocons de Sel à Megève, Pierre-Jean Quinonero du Baudelaire à Paris, Germain Decreton au Jules Verne à Paris, Sébastien Deléglise des Explorateurs à Val-Thorens, Marius Dufay du Mirazur à Menton, François Josse du Rouge à Nîmes, César Troisgros et Romain Puybareau de chez Troisgros, Le Bois sans Feuilles à Ouches. 

Cérémonie Guide Michelin - Georgina Viou salue les chefs étoilés - Photo: Robert Becker


Et c'est la ronde des nouvelles étoiles! Les chefs et et cheffes sont appelé(e)s par ordre de régions. Il y a 39 nouveaux étoilés, dont 6 à Paris, aucun dans le Haut-Rhin et quand même 3 dans le Bas-Rhin: Le Relais de la Poste à La Wantzenau où Thomas Koebel a relancé cette maison un moment célèbre, le De:Ja des tout jeunes Jeanne Satori et David Degoursy (le nom du restaurant étant l'accollade du début de leurs deux prénoms) et pour finir, Enfin à Barr, avec Carole Eckert (ancienement du Comptoir à Manger) et Lucas Engel (de l'Auberge du Frankenbourg à la Vancelle). Le moment d'émotion ce fut l'atypique cheffe du Rouge à Nîmes (déja récompensée pour son pâtissier), la Française d’origine béninoise Georgiana Viou qui arrive très émue sur la scène, ne sait pas quoi dire, esquisse un pas de danse et va saluer la rangée de ses homologues (presque que des hommes, et tous et (toutes) blanc(he)s...).

Le Prix du "Jeune Chef" revient à Malory Gabsy, ancien finaliste Top Chef 2020 qui a ouvert son restaurant homonyme à 26 ans à Paris.

Une pensée bienveillante à Michel Troisgros qui reçoit le prix du "Chef Mentor" pour avoir formé de nombreux jeunes et transmis son restaurant à Ouches à ses fils Léo et César.

IL n'y a que quatre nouveaux restaurants qui récoltent une deuxième étoile: Le Restaurant de Cyril Attrazic à Peyre en Aubrac (48), le Château de Beaulieu de Christophe Dufossé à Busnes (62), l’Amaryllis de Cédric Burtin à Saint-Rémy (71) et l’Auberge de Montmin de Florian Favario et son épouse Sandrine à Talloires-Montmin (74) près du col de la Forclaz, à 1 147 mètres.

Un seul restaurant récolte une troisième étoile: La Marine d'Alexandre et Céline Couillon à L'Herbaudière (85) sur l'île de Noirmoutier. Une ovation vient saluer la récompense, même s'il y a quelques déçus, pas forcément les chefs qui n'y croyaient pas forcément. Des favoris comme d'Olivier Nasti au Chambard à Kaysersberg, Alexandre Gauthier dans le Nord (département qui n'a jamais eu d'établissement avec trois étoiles) ou Jean-François Piège attendrons donc au mois un an de plus. L'Auberge de l'Ill aussi... Il n'y a plus de 3 étoile en Alsace.

Les tables qui ont perdu une étoile n'ont pas été annoncées à la cérémonie, les chefs concernés avaient été prévenus auparavant et le Michelin avait annoncé les pertes de la troisième étoile de Guy Savoy à la Monnaie de Paris et Christopher Coutanceau à la Rochelle. Trois restaurants sont privés de leur deuxième étoile: Michel Sarran à Toulouse, Jean-Luc Tartarin au Havre et la Table de l'Alpaga, à Megève. Plus d'une vingtaine de tables ont perdu leur seule étoile dont la Maison Kieny à Riedisheim. Ces informations avaient été distillée une semaine avant la cérémonie. Tout comme les nouveaux Bib Gourmand qui avaient été annoncés le mois dernier (voir notre billet "Bib Gourmand" du 4 février).

En définitive il y a en France pour les étoilés Michelin, 630 tables: 29 trois étoiles, 75 deux étoiles et 526 une étoile. De quoi remplir les midis et les soirées au restaurant si on veut faire un tour de France avec le guide rouge en main.


La cérémonie s'achève avec un des plus grand rassemblement de chefs en Europe sur la scène du PMC pleine à craquer pour la photo souvenir.

Cérémonie des Michelin 2023 - les chefs de France et d'Europe - Photo: Robert Becker


La cérémonie de remise des récompenses est terminée, mais la fête de la gastronomie commence:


La fête de la gastronomie - les mignardises gourmandes - Photo: Robert Becker

La fête de la gastronomie - les oeufs secrets du Jardin Secret - Photo: Robert Becker


Qui se cache derrière ces oeufs?

La fête de la gastronomie - Luc Breitenbucher - Photo: Robert Becker



C'est Luc Breitenbucher, formateur en cuisine au CEFPPA qui avec ses collègues Vincent Klein, Thomas Koerckel, Stéphane Unterstock, Marc Dufour et Annelise Frey et les apprentis, ont secondé le Chef Gilles Leininger du Jardin Secret (qui a gardé son étoile en 2023) pour ce buffet spectaculaire avec des produits Métro.

 
La fête de la gastronomie - les secrets du Jardin Secret - Photo: Robert Becker


La fête de la gastronomie - Gilles Leininger - Jardin Secret - Photo: Robert Becker


Les différents stands s'étendaient sur tout l'espace du premier étage du PMC et on y touvait autant la charcuterie d'Alsace et ses knacks que des huitres, les  différents caviars Petrosian à déguster, les vins d'Alsace et du champagne, un stand consacré aux bières ainsi que les desserts réalisé avec des produits Président, du chocolat Valrhona et ses desserts réalisés par les apprentis sous la houlette de Christophe Felder.


La fête de la gastronomie - Les desserts du Président - Photo: Robert Becker


La fête de la gastronomie - Les desserts - Photo: Robert Becker


La fête de la gastronomie - Le chocolat d'après Valrhona - Photo: Robert Becker


La fête de la gastronomie - Le chocolat d'après Valrhona et Christophe Felder - Photo: Robert Becker


Entre les professionnels, les partenaires, les apprentis et les journalistes, les allées entre les différents stands étaient bien remplies et au détour d'un stand on pouvait rencontrer autant un chef qui depuis plus de 35 ans cultive ses deux étoiles au Chabichou à Courchevel Stéphane Buron que Yannick Germain, étoilé Michelin depuis 2015 au Boeuf à Sessenheim, en pleine discussion avec ses anciens commis Jeanne Satori et David Degoursy qui, à 24 et 26 ans, viennent d'être honorés de deux étoiles, leur première étoile Michelin et l'étoile verte en raison de leur démarche écologique, à tester dans leur établissement, le De:Ja rue Schimper dans le qurtier de l'Orangerie à Strasbourg. 


La fête de la gastronomie - Stéphane Buron - Chabichou - Photo: Robert Becker

La fête de la gastronomie - Jeanne Satori - David Degoursy -  Yannick Germain - Photo: Robert Becker

Bonne dégustation. 

Le Resto du Samedi

dimanche 5 mars 2023

Un Week-End Alsacien de la Gastronomie au Sommet (élyséen) avec le Michelin

 Le guide Michelin, constatant que plus de 80% de ses restaurants étoilés sont situés hors de Paris a démarré l'année dernière la présentation de sa sélection annuelle à Cognac.

L'Alsace, représentée par la Collectivité Européenne d'Alsace s'est positionnée pour la suite et a eu l'honneur d'être la deuxième étape dans ce Tour de France gastronomique (il se chuchote que l'année prochaine l'hôte sera sera une ville du Sud).

En tout cas, c'est à l'Hôtel d'Alsace (où l'on ne dort pas!) que les portes se sont grand ouvertes pour accueillir en avant-première les chefs étoilés, les professionnels et les journalistes pour un week-end touristique et gastronomique de découvertes et de festivités.

La CEA et ses nombreux partenaires et sponsors, dont les corporations professionnelles et les centres de formation, la CCI et la Chambre d'Agriculture, entre autres, ont ainsi accueilli dans le hall de l'Hôtel d'Alsace transformé en un vaste buffet tout ce beau monde. Les festivités ont été lancées par Frédéric Bierry, le président de la CEA soutenu par son conseiller gastronomique Nicolas Stamm-Corby et sous la bénédiction de Guillaume Gomez, ancien chef de l'Elysée et désormais représentant du Président de la République pour la Gastronomie, l'alimentation et les arts culinaires. Guillaume Gomez adore la cuisine et les produits alsaciens et défend aussi les vins d'Alsace. 


Guillaume Gomez, ancien chef de l'Elysée et une jeune Alsacienne - Photo: Photo: Robert Becker

Il était venu en Alsace en mars 1998 à l'occasion du Trophée du jeune Chef qu'il a remporté et où il a pu rencontrer pour la première fois Emile Jung - et manger chez lui dans son restaurant triplement étoilé. Cela lui a peut-être porté bonheur?


Guillaume Gomez, ancien chef de l'Elysée et les ramoneurs - Photo: Photo: Robert Becker

En 2004, il est devenu à 25 ans, le plus jeune "Meilleur Ouvrier de France". Ce qui lui ouvert les cuisines de l'Elysée et démarré sa carrière qui a culminé avec le poste de Chef de cuisine de l'Elysée en 2013, poste qu'il a tenu jusqu'en 2021.


La soupe de Jean-Paul Acker - Roger Bouhassoun - Photo: Robert Becker

Pour cette manifestation, les chefs d'Alsace et les Etoilés d'Alsace proposent une belle variété de leur savoir-faire culinaire, dont une "soupe au Riesling", une délicieuse matelote aux escargots et aux champignons de Jean-Paul Acker de la Chenaudière, de magnifiques et goûteuses tartes flambées bien cuites et de délicieuses variations de presskopf, sans compter les déclinaisons du Bretzel - "J'aime l'Alsace" oblige! 

Ces chefs alsaciens accueillent avec chaleur leurs confrères du reste de la France et leur font signer une grande toque pour en immortaliser le souvenir:


La toque géante signée par les grands chefs - Photo: Photo: Robert Becker


Pour faire découvrir l'Alsaceà tous ces hôtes une dizaine de parcours "immersifs" ont été organisé l'après-midi dans des lieux aussi variés que le Haut-Koenigsbourg, le Musée du Pain à Sélestat et celui du Munster à Gunsbach, la brasserie Storick à Schiltigheim sous la conduite du Biérologue Hervé Marziou et quelques caves dont, par exemple chez Mélanie Pfister les avec des "Divines d'Alsace". Mélanie Pfister nous a fait découvrir les installation de la cave, où elle expérimente, entre autres, des élevages en pots en grès. 


Le Michelin en Alsace - la cave de Mélanie Pfister à Dahlenheim - Photo: Robert Becker


Elle accueillait aussi deux autres "Divines", Céline Metz de Blienschwiller et Céline Stenz-Buecher de Wettolsheim et toutes trois nous ont fait goûter leurs vins élevés en bio et biodynamie:  trois versions de Riesling "Grand Cru" 2019 et 2012: Engelberg, Winzenberg et Steingrubler et des Pinots Noirs de 2018. 


Le Michelin en Alsace - la cave de Mélanie Pfister à Dahlenheim - Photo: Robert Becker


Un plateau d'une dizaine de délicieux fromages d'Alsace sélectionnés par les MOF Christelle Lorho et Laetitia Gaborit était l'occasion de se faire "oenologue-assembleur". Par groupe de quatre, trois vins (Pinot Blanc, Gris et Gewurtztraminer) ont servi de base à de savants mélanges pour valoriser ces goûts du terroir. Une expérience bien instructive et sympathique où le chef doublement étoilé du Chabichou à Courchevel, Stéphane Buron et le jeune (33 ans) nouveau chef du restaurant étoilé Loiseau des Ducs à Dijon, Jean-Bruno Gosse, ou le responsable commercial des Caviars Petrosian se sont retrouvés à concocter avec des journalistes professionnels leurs propositions en dialogue avec les trois viticultrices. 


Le Michelin en Alsace - Dégustation et "mélanges" dans la cave de Mélanie Pfister - Photo: Photo: Robert Becker


La fête s'est achevée par la dégustation surprise d'un "vin orange" maison (Gewurtztraminer) en confirmant la constatation d'une journaliste revenant d'un salon à Montréal que les Canadiens adorent le "vin orange"... d'Alsace aussi, puisque Mélanie Pfister y exporte un bonne part de sa production.


Le Michelin en Alsace - Dégustation et "mélanges" dans la cave de Mélanie Pfister - Photo: Photo: Robert Becker


Les festivités continuent à Diefenbach-au-Val dans les chais de la distillerie Peureux-Massenez où après un accueil des chefs par Bernard Baud et Elodie Naslin, les deux "hôtes" de la maison:


Le Michelin en Alsace - Nicolas Stamm-Corby - Bernard Baud - Elodie Naslin - Serge Schaal - Photo: Photo: Robert Becker


Les visiteurs profitent de cocktails divers et d'un discours de Gwendall Poullennec, directeur du Guide Michelin:


Discours du Directeur du Guide Michelin Gwendall Poullennec chez Massenez - Photo: Robert Becker


Et c'est l'entrée majestueuse dans la salle de banquet - bien sûr après le brief de l'équipe "volé" en amont avec Stéphane Sanchez, le journaliste réalisateur de l'émission gastronomique du 7à8 de TF1.


Michelin  chez Massenez - Les coulisses du banquet avec Stéphane Sanchez 7à 8 TF1 - Photo: Robert Becker


Michelin chez Massenez - L'accueil du banquet avec le service de Julien - Photo: Robert Becker


Après un presskopf "maison" ils ont droit à la royale choucroute (délicieux jarret de porc fondant, lard et viande et moultes saucisses, dont du boudin goûteux) de Gérard Goetz, l'ancien chef de chez Julien. Celui-ci se fait assister en cuisine par toute une brigade de chefs amis, dont Laurent Arbeit et Yannick Germain. La fête continue avec la surprise "emballée" des "accords frappés - fromage-alcools - en collaboration avec la maison Lorho. Pour finir par une très belle et délicieuse Forêt-Noire conçue par la cheffe pâtissière de l'hôtel-restaurant du Parc à Obernai Marie Wucher:


Michelin  chez Massenez - Les cuisines du banquet - Photo: Robert Becker

Michelin  chez Massenez - Le cuisinier auteur de la choucroute Gérard Goetz - Photo: Robert Becker

  
Michelin  chez Massenez - Le "portage" de la choucroute de Gérard Goetz - Photo: Robert Becker


Michelin  chez Massenez - La choucroute de Gérard Goetz - Photo: Geneviève Charras


Michelin  chez Massenez - La Forêt-Noire de Marie Wucher chef patissière du Parc à Obernai - Photo: Robert Becker


A suivre... la cérémonie officielle de remise des Etoiles et autres récompenses du Michelin le lundi 6 mars à 10h00 au Palais de la Musique et des Congrès à Strasbourg...


Le Resto du Samedi 


Et pour rappel, les Bib Gourmand décernés en Alsace annoncés le 4 février 2023

samedi 11 février 2023

Au Potiron à Strasbourg, le rendez-vous des potes âgés, mais verts

Les temps changent et les habitudes culinaires aussi. De ci, de là, ouvrent de nouveaux restaurants pour les habitudes alimentaires différentes, plus nature, sans viande, de proximité, éco-responsable ou autres.

Nous aurons l'occasion d'en parler, mais celui dont je vous parle aujourd'hui n'a pas attendu la vogue des "veggans" pour s'installer et se faire son petit trou dans le quartier de la Krutenau (ancien quartier de maraîchers) à Strasbourg. Il s'agit du Potiron, installé dans la sympathique -et dynamique rue Sainte Madeleine, entre la place des Orphelins et la rue du même nom. Le local a ouvert il y a presque 18 ans et offre une cuisine végétarienne et vegane inspirés de la cuisine libanaise tous les jours de la semaine midi et soir et le samedi soir.

Au Potiron - Paté  d'avocat - Photo: lrds


Les plats sont à base de légumes. Il y a aussi des pâtes et des pizzas végétariennes. Et la maison propose le midi une formule abordable et intéressante, son menu avec entrée, plat et dessert qui varie selon l'humeur et les posibilités du chef Mehrad. Sa sympathique épouse s'occupe du service avec un grand sourire. Et les habitués - et les clients de passage (une petite famile de six personnnes lors de notre venue) - s'intallent avec plaisir dans la petite salle - et sur la petite terrsasse à l'ombre en été.


Au Potiron - Pennes à la ratatouille - Photo: lrds


Lors de notre passage nous avons pu apprécier comme entrée un pâté d'avocat sur une tartine, frais et goûteux avec quelques tomates bien assaisonnées. 
Suivait une belle assiette de pennes avec une ratatouille de légumes du sud recouverte de fromage gratté. 

Au Potiron - Tarte au citron meringuée - Photo: lrds


En dessert, une très sympathique tarte au citron meringuée, agrémenté d'une sauce anglaise permet de couronner le tout.

Au Potiron - Menu - Photo: lrds



 Le tout pour un très honorable rapport qualité-prix sans chichis: 13,90 Euros. Un montant que l'on ne trouve plus très souvent pour des produits frais faits maison.

Bon Appétit

Le Resto du Samedi

samedi 1 juin 2013

Le Soleil revient, allez à la campagne, sur la Route des Vins ou dans les Jardins

Il parait que demain le soleil reviendra en Alsace...
Il était temps, surtout que c'est l'occasion de fêter les 60 ans de la route des Vins d'Alsace et de participer au Slow Up entre Châtenois et Bergheim.














Ce sera l'occasion d'aller à vélo, à pied, en roller et de musarder dans les vignes, de découvrir les trésors du paysage et de l'architecture des villages d'Alsace.
Et aussi de goûter des spécialités culinaires en goûtant les Blancs d'Alsace - et même les rouges de Rodern!
De multiples animations, théâtrales, musicales jeux, ponctueront le parcours dans et entre les villages.
Les viticulteurs du reste de la route des Vins seront présents également, que ce soit la Cave de Cleebourg, du reste du Bas-Rhin ou du Haut-Rhin.
Le programme complet est sur le site de l'Agence Départementale du Tourisme:
http://www.tourisme-alsace.com/fr/les-animations/

Si vous vous voulez également en profiter pour aller dans les jardins remarquables, sachez que c'est aussi leWeek-end des jardins, le 31 mai, 1 et 2 juin et vous trouverez le programme ici:
http://www.rendezvousauxjardins.culture.fr/les-visites-et-activites/par-region/telechargez-les-programmes-regionaux/

Bonnes balades

Le Resto du Samedi

samedi 2 février 2013

Le Tire-bouchon en tête

Depuis un mois, le Tire-Bouchon à Strasbourg est devenu un succès du Resto du Samedi.

L'article qui était paru - à contre-temps - en plein mois d’août, le samedi 11  pour être précis, est en tête des lectures du mois de janvier.
Cela se comprend, vu le temps qu'il fait, une bonne Winstub pour se réchauffer et déguster un plat de tradition en Alsace est tout à fait recommandé.

Le Michelin ne s'y est pas trompé, qui lui consacre un reportage et un film vidéo dans son magazine en ligne ici:
http://restaurant.michelin.fr/magazine/toques-co/le-tire-bouchon-une-institution-strasbourgeoise

Bravo et toutes nos félicitations à Cédric Moulot qui a su préserver l'esprit du lieu tout en l'agrandissant, à Jacques Becker, le talentueux chef et à toute l'équipe toujours aussi sympathique.

Bon Appétit

Le Resto du Samedi

samedi 24 novembre 2012

Marché de Noël de Strasbourg: C'est parti, mais où manger?

Le Marché de Noël de Strasbourg est lancé. 
Le premier Week-End a été une réussite et le cap des deux millions de visiteurs sera sûrement touché.
Strasbourg le mérite, même si en tant qu'habitant, la qualité de vie, de calme et de confort sera un peu mise à mal.
Mais pour les Strasbourgeois, une retraite dans la campagne ou à la montagne toute proche, du côté français ou allemand - et l'Allemagne n'est pas en reste de très bons restaurants de qualité en Forêt-Noire, ne serait-ce que du côté de Baiersbronn et Tonbach -  peut aussi être l'occasion de découvrir de nouveaux coins très sympathiques et des bistrots de qualité loin de la foule.

Pour les visiteurs d'un jour ou d'un soir (ou même de plusieurs jours), la tâche va être dure de trouver le "bon" restaurant où, pour un prix raisonnable, l'on pourra découvrir la gastronomie, traditionnelle ou inventive de notre ville ou de notre région.

Pour vous aider, sans être exhaustif, nous vous renvoyons à notre "guide" du 11 décembre de l'année dernière, toujours d'actualité:

S'y rajoutent bien sûr quelques nouvelles tables..

Pour le haut de gamme, le 1741

Deux nouvelles Winstub,

La Table de Louise

et le tout récent  Meiselocker:

Pour rester dans le registre de la Winstub au nom d'oiseau, une table de tradition dont nous avons parlé en avril, le Fink'Stebbel:

et si vous ne craignez pas de quitter le centre ville, aller voir l'Homme Sauvage au début du Neudof (arrêt de tram Landsberg) dont nous avons parlé le 14 juillet:

Bon appétit et bonne visite à Strasbourg

Le Resto du Samedi





lundi 8 octobre 2012

Le "Pudlo" nouveau est arrivé

Le guide Pudlowski Alsace, guide très attendu des restaurants en Alsace vient de sortir...
Son auteur bien connu des lecteurs des DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace - qui arrive presque à faire la pluie et le beau temps en Alsace, au moins dans les restaurants qu'il visite, vient de publier son guide 2013.

La présentation a eu lieu au Clos de La Garenne, sur les hauteurs de Saverne, en hommage à son chef, Sébastien Schmitt, élu "jeune chef de l'Année", de même que Yannick Germain, de l'Auberge au Boeuf à Sessenheim.

Vous en avez quelques images du reportage de France3 Alsace:


Guides : le "Pudlo" nouveau est arrivé ! par France3Alsace

Félicitations aux deux chefs, et une mention à Yannick Germain, déjà repéré par le guide Gault et Millau, dont nous avions parlé il y a un an, le 7 novembre: http://lerestodusamedi.blogspot.fr/2011/11/gault-et-milllau-2011-le-palmares.html

 Parmi les heureux "élus" du guide, notons la mention "évènement de l'année" pour le 1741 (voir notre post du 20 mai) avec au piano Thierry Schwartz et à la barre Cédric Moulot qui pilote également le Tire-Bouchon (post de rattrapage du 11 août 2012) et le très récent Meiselocker (voir les premières images dans notre post de samedi).

Notons encore "La Poste" à Riedisheim, à revisiter, le Cheval Blanc à Niedersteinbach, très bon souvenir  non publié, et la winstub du Cheval Blanc voisin, la "Rosselstub" des Bastian à Lembach, qui a la palme de la Winstub (nous avion reparlé du restaurant - rénové récemment paraît-il il y a une semaine).

Autres restaurants à découvrir ou redécouvrir, "Le Bistrot du Boulanger" à Strasbourg, "bistrot de l'année" et "L'Ecluse 16" à Altschwilller", "meilleur rapport qualité/prix" (de France?)....

Que de belles tables à explorer...

Vous avez une liste complète des lauréats sur les sites de Julien Bintz, ici:
http://www.julienbinz.com/Jean-Marc-Kieny-est-le-chef-de-l-annee-du-PUDLO-Alsace-2013_a3293.html
et de Flore-Lise Mbella:
Goûts d'Alsace :http://www.goutsdalsace.fr/

Alors.... Bon appétit

Le Resto du Samedi

samedi 26 mai 2012

1741 - Révolution de "palais" pour une réception chez les Rohan ressuscités.

Ce sont les voisins d'en face, les Rohan, avec leur somptueuse demeure, abritant aujourd'hui une partie des musées de la Ville de Strasbourg qui ont inspiré l'enseigne 1741, et le "faste" de ce nouveau restaurant strasbourgeois dont nous attendions l'ouverture depuis quelques mois par Cédric Moulot (voir notre chronique du 19 mars).

En hommage à cette prestigieuse lignée aristocratique et épiscopale voisine, hôtes d'exception, c'est Thierry Schwartz qui s'installe aux fourneaux sur le quai des Bateliers. Au piano certes, ou  peut-être à l'épinette.
Attention aux courbettes, gare aux salves, la révolution des palais démarre dans la capitale européenne.

1741 - Strasbourg - Le Salon de Cote au Rez de Chaussée @lrds

Aux sans culottes, à ceux qui "ramènent leur fraise" pour parader, on murmurera qu'on ne plaisante pas à la cour et dans les salons du nouveau restaurant "1741".
Côté cour, côté jardin, que se trame-t-il dans ces quatre espaces dédiés au confort des corps et des papilles en alerte?

1741 - Strasbourg - La "cuisine de Thierry" @lrds

Quatre salons-boudoirs, tous différents vous accueillent et l'espace dénommé "La cuisine de Thierry", plus "décontractée" dévoile et opère à vue. On y voit le chef et sa brigade: 7 en tout avec les deux pâtissiers.
Après avoir "tiré à blanc" une semaine durant pour se "roder", on vous y accueille à l'aise pour goûter cette cuisine de secret de chef étoilé. "La cuisine" de Thierry se dévoile à vue et l'on se plaît à voir se dérouler "le coup de feu" du dîner.

1741 - Strasbourg - salon du 1er étage @lrds
Visite de la maison par l'escalier central qui vous mène jusqu'au dernier salon, divinement décoré, sous les toits: trois tables dressées, espace intime, ambiance discrète et feutrée.
Au premier étage, la salle Cagliostro propose sa "bonbonnière", une alcôve revêtue de velours rose, confortable à souhait, où l'on semble attendre que les deux petites fées au service exhaussent vos vœux. Aux murs une tapisserie digne du musée du papier peint  de Rixheim: tout de rose avec figurines sur balancelles à la Watteau. Calme, luxe et volupté. Le boudoir baudelairien séduit.

1741 - Strasbourg - Alcôve Cagliostro - "la Bonbonnière" - 1er étage @lrds

Qu'à cela ne tienne, ce sera un verre de Dom Pérignon 2003, (28 Euros) ambré, parfumé et une coupe de champagne Larmandier-Bernier (16 Euros)...
En amuse bouche, la mini tarte flambée du chef, servie sur un support de pierre. Un menu spécial dégustation, "surprise du chef" selon son humeur de l'instant nous attend.

1741 - Strasbourg - La mousse de foie gras à la poudre de truffes @lrds
Le nuage de foie gras, à la poudre de truffe, moussu, tendrement acidulé, vinaigré est une belle invention. La légèreté l'emporte sur le goût et l'on fond de plaisir. Tout à côté de l'alcôve, sur le guéridon, les petits pains tout chauds exhalent la bonté divine de la pâte fraîche: pain feuilleté à la fleur de sel, le plat baguettine, le pain olive/oignon ou celui au sésame grillé et pavot accompagnent les mets avec douceur.
Mickael Wagner se révèle un passionnant et passionné sommelier dont on boit les paroles sans modération. Elu "meilleur sommelier du Luxembourg" en 2010, il propose pour la touche de vin, un premier cru Engelgarten "le Jardin des Anges" 2009 de chez Marcel Deiss, à Bergheim, très mature à la belle robe ambrée, senteurs boisées. Un assemblage "inventé" de des cépages cultivés sur une même parcelle: riesling, muscat, pinot blanc, noir et gris pour la sculpture du vin d'Altenberg élevé en foudre. Ou un Bordeaux blanc 2010, Château Fonréaud le Cygne, au goût de fut, acidulé.


1741 - Strasbourg - Mur de "verticale" de vins d'Alsace @lrds

Le sommelier jubile en présentant sa cave et ses produits qu'il connait sur le bout des papilles et vient commenter ses crus choisis par amour du métier. Le "palais" est en fête. Le décor qui l'environne n'est pas innocent: un mur de verre transparent qui abrite les bouteilles de six vignerons de sa carte: comme une partition qui décline la gamme de l'œnologie. La légèreté des beaux verres surprend: la facture fragile et gracile est celle d'un artisan et poète suisse: du verre soufflé à la bouche, cristal sans plomb, pied et calice liés.

1741 - Strasbourg - Verre de cristal soufflé à la bouche @lrds 

Pendant ce temps, autour de nous, le service féminin sous la houlette de Catherine, chuchote dans l'escalier, attentif, parfait dans sa tenue, son élocution , comme à l'église dans ce bel écrin, sanctuaire de la gastronomie. Sur la nappe blanche, les couverts argentés, sculptés, taillés et ciselés trônent royalement. La "petite cuillère" est une pièce d'orfèvrerie exceptionnelle.

1741 - Strasbourg - petite cuillère @lrds

Pour poursuivre le repas, une soupe de tomates rôties, servie dans une petite soupière de porcelaine blanche avec jolies et fines tartines aux feuilles et  fleurs de roquettes, basilic braisé, frit dans l'huile.Comme des toasts, toujours déclinés sur la tomate, épicée, Le bonheur est dans ce "jardin des délices" végétal.Petite parcelle de jardin de curé.

1741 - Strasbourg - petites pizzas @lrds
Puis, servi dans de belles assiettes dorées de chez Bernardaud, spiralées aux dorures stylées,  voici "le royal asperges", mousse acidulée, en deux strates avec pointes d' asperges croquantes citronnées et fondant de parmesan. Les tiges sont finement coupées en rondelles al dente. Le fromage onctueux, fort en bouche est un très heureux mariage avec la fraîcheur vive des asperges.

1741 - Strasbourg - Royal asperges au parmesan @lrds

Un verre de sauguettes côtes du Jura 2011, prémisses 2012 du mois de mai, domaine des miroirs Kenjiro Kagami, comme un Sauvignon sera la surprise du sommelier pour satisfaire aux fragrances et textures du mets tiède. "Pas d'étiquette pour les grands vins": ce Chardonnay du jura, ces "prémisses" sont de bonne augure, carafé, biologique, "libre" en diable, "nature" sans souffre..à la fraîcheur de pomme.

1741 - Strasbourg - Les Prémisses de Kenjiro Kagami @lrds

Puis c'est le puissant et très attendu turbot braisé avec asperges sauvages et tombée de poireaux et oignons grillés, fenouil, pesto et noisette grillées, sauce au beurre blanc. Le vin une fois de plus s'harmonise aux parfums grillés-fumés de ce plat à partager à deux. Le turbot est tranché épais, aux écailles de truffes. Un régal.

1741 - Strasbourg - Turbot aux asperges @lrds 

En dessert un sorbet fraise des bois sur un biscuit pâte sablée finement granulée comme en semoule parfumée, auréolée de barbe à papa aérienne, en nuage.

1741 - Strasbourg - Sorbet aux fraises @lrds 

En salle, les convives d'à côté reçoivent "le tout choux" sur guéridon: une cathédrale dévolue à la pâte à  chou: magistral édifice, architecture gourmande inégalée: du très grand art culinaire.

1741 - Strasbourg - Choux en folie @lrds 

Le café est de la même trempe avec mignardises macaron grany smith et meringue tête de nègre italienne au chocolat noir.

1741 - Strasbourg - Mignardises @lrds 

Les Rohan peuvent être aux anges: la tradition est reine et ici digne d'un artiste, chef cuisinier, jeune, inventif qui ose le tout pour le tout.
1741: la révolution de palais à bien lieu.

Bon Appétit

Le Resto du Samedi


1741
Restaurant boudoir
22 Quai des Bateliers
67000 STRASBOURG
03 88 35 50 50
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