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lundi 24 février 2014

De nouvelles étoiles en Alsace

Quelques-uns l'attendaient avec impatience, d'autres le critiquent, mais le palmarès du "Michelin 2014" est quand même un mètre étalon pour les gastronomes et son influence sur la fréquentation des "nominés" est indéniable.

Alors pour vous permettre de confronter votre propre opinion à celle des "inspecteurs", je vous offre ci-dessous la liste complète des restaurants qui ont une, deux ou trois étoiles en Alsace.

Félicitons, tout d'abord ceux qui ont gagné une étoile supplémentaire, en l'occurrence "Le Chambard" à Kaysersberg, avec Olivier Nasti qui gagne une  deuxième étoile, tout comme  "Il Cortille" à Mulhouse avec Stefano d'Onguia, la première "table italienne" a avoir deux étoiles en France. Bravo à eux.

Félicitations également à Cédric Moulot qui a réussi à faire gagner sa première étoile au "1741" (voir notre critique du 26 mai 2012), même après le départ du chef Thierry Schwartz.

Félicitations aussi à l'Auberge de l'Ill", qui est toujours la seule table triplement étoilée d'Alsace.

En ce qui concerne les deux étoiles, en plus des deux cités plus haut, il y a  "Le Cygne" à Gundershoffen (67)
et "La Fourchette des Ducs" à Obernai (67)

Et pour les tables avec une étoile, vous trouvez dans le Bas-Rhin:
L'Auberge du Cheval Blanc à Lembach
Auberge Frankenbourg à La Vancelle -
Le Cerf à Marlenheim -
Le Bistro des Saveurs à Obernai -
Au Vieux Couvent à Rhinau 
Hostellerie du Rosenmeer à Rosheim -
Kasbür à Saverne
à Strasbourg
Au Crocodile
Le Buerehiesel
La Cambuse
La Casserole
Umami
Le Gavroche
Le 1741.
à La Wantzenau, Le Relais de la Poste

Et dans le Haut-Rhin
à Colmar
L'Atelier du Peintre
JY'S
Le Rendez-vous de Chasse
à Riedisheim,  La Poste
à Wihr-au-Val, la Nouvelle Auberge
à Riquewihr- La Table du Gourmet
à Zellenberg,  Le Maximilien
à Sierentz  L'Auberge St-Laurent

Bon appétit et Bonnes découvertes...

Le Resto du Samedi



samedi 9 novembre 2013

Brasserie des Haras à Strasbourg: Le succès au galop

Elle était annoncée depuis quelques temps déjà, la table pilotée par Marc Haeberlin, triple étoilé d'Alsace pour le restaurant familial à Illhaeusern, aux anciens Haras de Strasbourg, réhabilités en hôtellerie de luxe.
La voilà enfin et avec tout le succès de fréquentation suite à l'attente et à la curiosité:  La Brasserie des Haras fait salle comble, sous des combles magnifiques.
L'architecture d'intérieur et le design - également pour l'hôtel attenant - ont été confiés à Patrick Jouin qui a déjà oeuvré à Illhaeusern.
Il illustre aussi la carte d'un cheval - royal (couronné) - qui s'est noué sa serviette à l’encolure et vous donne envie de prendre la  pension complète.
Un service alerte et efficace s'occupe de vous sous la houlette de Maxime Muller digne représentant l'accueil exemplaire de la famille Haeberlin.

Les Haras - Strasbourg - les combles @lrds

Au rez-de chaussée, un "piano" en forme de fer à cheval vous permet d'admirer le travail du chef François Baur et de sa brigade et un espace bar est là pour l'accueil. Quelques tables vous permettent également de manger.
Mais il faut prendre le magnifique escalier en bois pour arriver au premier étage, sous la haute charpente judicieusement éclairée. La salle est magnifique, et, pour ceux qui recherchent la discrétion, une alcôve en fond de salle, de cuir gainée, crée un espace intime.  Les grandes banquettes en demi-cercle de la salle vous invitent également à vous laisser aller dans le confort et le luxe.

Les Haras - Strasbourg - Amuse-bouche @lrds

Et dans l'assiette ? Que du bonheur, digne de la cuisine attendue...
En amuse bouche, des rillettes de canard avec une miche de pain du confrère Westermann accompagnent un bon muscat de chez Mochel à Bergbieten, aux arômes de rose et de réglisse ou un verre de crémant de la cave de Rouffach.


Les Haras - Strasbourg - Anguilles tièdes @lrds

En entrée, des anguilles tièdes légèrement fumées au raifort - 19 Euros - recouvertes de croûtons de tête de porc ravivent des sensations gustatives d'enfance. Elles fondent comme du beurre sous la langue et le tendre et le croquant, le doux et le piquant se conjuguent à merveille.

Les Haras - Strasbourg - Noix de Saint-Jacques @lrds

Suivent des Noix de Saint Jacques cuites à la plancha - 25 Euros - qui ne sont que goût et saveur. Une purée de topinambours et une endive juste braisée les accompagnent dans un succulent jus de veau.
Accompagné d'un verre de Riesling du domaine Roland Schmitt bien minéral, le plaisir n'en est qu'accru.


Les Haras - Strasbourg - Poitrine de cochon @lrds

Une délicieuse et tendre poitrine de cochon, cuite 48 heures - 19 Euros - accompagnée d'un ragoût de haricots façon cassoulet et de l'huile de thym complète ce menu digne du maître, mais façon "resto d'en face"
Un Saint Joseph de chez Chave, conseillé par Josselin Kauffer, le sommelier de la maison s'accorde merveilleusement tout en fruité et en corps.

Les Haras - Strasbourg - Quenelle de poisson @lrds

Le ballet du service, apportant de-ci, de-là, une cocotte - la Côte de Boeuf "Herdshire" pour deux personnes cuite une demi-heure dans la cocotte avec du foin - 59 Euros - ou un Burger d'agneau "épicé" - 18 Euros - ou encore des Quenelles de poissons de nos rivières - 19 Euros - gratinées, joufflues, soufflées à point, avec une délicieuse sauce homardine ou la timbale d'escargots et sot-l'y-laisse servie en "Souvaroff "- 18 Euros - donnent envie de revenir goûter le reste.


Les Haras - Strasbourg - Torche au marron @lrds

Mais il faut goûter aux délicieux desserts concoctés par le chef pâtissier Auguste Christ et son équipe.
La farandole peut commencer avec une monumentale Torche aux marrons - 9 Euros - légère, à la meringue craquante, au coeur d'églantine et sa glace à la vanille de Madagascar, le Baba au rhum  - 8 Euros- nappé d'un sorbet et sauce passion, moussus à souhait, sur son lit de carpaccio d'ananas donne envie aussi. Et  le Cigare "Cuba libre" - 12 Euros - fait un tabac avec sa verrine à l'espuma de Coca-Cola et fond de baba et sa fausse cendre.

Les Haras - Strasbourg - Baba au rhum @lrds


Les Haras - Strasbourg - Cigare "Cuba Libre" @lrds

Le repas est un vrai bonheur dans ce nouveau lieu où la perfection semble de mise et si vous voulez en profiter il ne faudra pas oublier de réserver une place - ou une stalle aux "Haras" royaux !

Les Haras
23 rue de Glacières
67000 STRASBOURG
Tel. 03 88 24 00 00
http://www.les-haras-brasserie.com

samedi 30 mars 2013

Le Gault et Millau d’or à Eric Westermann de Buerehiesel


Eric Westermann du Buerehiesel, dont nous avons dit tout le bien que nous avons pensé de sa cuisine dans notre post il ya un an, a été récompensé pour l’ensemble de son travail au restaurant familial qu'il a repris de son père.

Le guide gastronomique Gault et Millau, a décerné récemment à l’Auberge de l’Ill à Illhaeusern  ses trophées annuels.

Le Gault et Millau d’or Alsace, récompense suprême, revient donc à Eric Westermann, au Buerehiesel à Strasbourg (trois toques). « Tout le monde connaît le nom de Westermann , disait Marc Esquerré, rédacteur en chef du magazine, mais Eric n’avait pas été récompensé depuis qu’il est en charge de toute la maison. Il ne s’est pas contenté de se mettre dans les chaussures de son père, il a réorienté ce restaurant qui est à redécouvrir, pour ceux qui l’auraient oublié. »

D'autres  bonnes tables d'Alsace on également été récompensées.

Les deux Grands de demain sont Pascal Bastian, à l’Auberge du Cheval Blanc, à Lembach (trois toques), et Loïc Villemin, au restaurant Toya, à Faulquemont (trois toques).
Les deux Jeunes talents d’Alsace sont Fabien Mengus, au Cygne à Gundershoffen (deux toques) - qui prouve le continuité de la très bonne cuisine de ce restaurant après en avoir repris les rênes récemment, et Maxime Schwartz, de L’Auberge à l’Illwald, à Sélestat (une toque).
 Les deux Espoirs d’Alsace sont Jérôme Jaeglé, aux Violettes à Jungholtz (deux toques), et Julien Binz, au Rendez-vous de Chasse à Colmar (deux toques), dont nous avions parlé le 28 avril 2012.

Le prix de l’innovation revient à Jean-Yves Schillinger, du JY’s, à Colmar (deux toques), dont les juges ont apprécié la « façon de transformer le terroir en quelque chose de très personnel ».
Le prix du chef pâtissier est décerné à Jean et Alexis Albrecht, père et fils, au Vieux Couvent, à Rhinau (trois toques) dont le souvenir de notre passage reste gravé dans notre mémoire gustative - voir notre post du 12 novembre 2013.
Le prix du meilleur accueil en salle revient à Marc et Danièle Haeberlin, de l’Auberge de l’Ill, à Illhaeusern (quatre toques) qui l'ont bien mérité - voir le compte-rendu de notre passage le 22 octobre 2011.
Le prix tradition d’aujourd’hui a été décerné à Lydia Egloff, de la Bonne Auberge, à Stiring-Wendel (trois toques), et celui de la transmission à Philippe Gaertner, aux Armes de France, à Ammerschwhir (deux toques).

Ce palmarès paraîtra en mai dans le prochain numéro de la revue Gault et Millau et dans la prochaine édition du guide national.

La preuve que l'Alsace est une région gourmande, le guide gastronomique précise qu’il a répertorié 140 bonnes tables dans les deux départements alsaciens, « soit deux fois et demie plus que dans n’importe quelle autre région française ».

De quoi vous donner envie d'aller au restaurant ce soir.

Bon Appétit

Le Resto du Samedi.

dimanche 28 octobre 2012

Deux Auberges visitées il y a un an: Au sud, l'Ill, au nord La Poêle d'Or

Il y a un an, nous avions rendu compte de notre visite à un trois étoile d'Alsace : l'Auberge de l'Ill.

Dans le paysage alsacien, c'est une maison familiale qui tient la route de la qualité depuis des années et où il fait toujours bien d'y retourner. La cuisine des Haeberlin continue dans la tradition et invente également au fil du temps.
Je vous invite à la découvrir si ce n'est déjà fait, en tout cas, si notre rapport vous intéresse, c'est ici:
http://lerestodusamedi.blogspot.fr/2011/10/auberge-de-lill-le-bonheur-est-sur-les.html

Et si vous êtes au nord de l'Alsace, faites un tour à Lauterbourg, à l'Auberge de la Poêle d'Or, vous nous direz ce que la cuisine d'Yvan Bongeot-Minet est devenue.
Nous y étions aussi, il y a un an déjà:
http://lerestodusamedi.blogspot.fr/2011/10/auberge-la-poele-dor-se-regaler-des.html

Bon Appétit

Le Resto du Samedi