Il y a un an, nous avions rendu compte de notre visite à un trois étoile d'Alsace : l'Auberge de l'Ill.
Dans le paysage alsacien, c'est une maison familiale qui tient la route de la qualité depuis des années et où il fait toujours bien d'y retourner. La cuisine des Haeberlin continue dans la tradition et invente également au fil du temps.
Je vous invite à la découvrir si ce n'est déjà fait, en tout cas, si notre rapport vous intéresse, c'est ici:
http://lerestodusamedi.blogspot.fr/2011/10/auberge-de-lill-le-bonheur-est-sur-les.html
Et si vous êtes au nord de l'Alsace, faites un tour à Lauterbourg, à l'Auberge de la Poêle d'Or, vous nous direz ce que la cuisine d'Yvan Bongeot-Minet est devenue.
Nous y étions aussi, il y a un an déjà:
http://lerestodusamedi.blogspot.fr/2011/10/auberge-la-poele-dor-se-regaler-des.html
Bon Appétit
Le Resto du Samedi
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dimanche 28 octobre 2012
samedi 27 octobre 2012
Etoiles et neige sur Emmanuel Renaut à Megève
Il a eu sa troisième "étoile" au Michelin cette année, il vient de recevoir sa cinquième "toque" au Gault et Millau, Emmanuel Martin à Megève est un cuisinier couronné et heureux...
Nous aussi, nous l'étions cet été, quand nous avons eu le plaisir de déguster sa cuisine sur la terrasse de Flocon Village à Mégève. Le temps était agréable et la terrasse bien remplie dans cette rue calme à l'écart de la circulation des touristes du centre du village et des animations estivales. Un petit moment de bonheur gastronomique.
Nous aurions aussi pu nous installer à l'intérieur, dans une des salles joliment et sobrement décorées, où Emmanuel Martin avait commencé son ascension, avant de s'installer avec Flocon de Sel au coeur de la montagne au bout d'un chemin qu'il faut trouver pour mériter les étoiles dans l'assiette et dans le ciel.
Pour commencer les réjouissances, un apéritif "maison" au vin pétillant de Savoie parfumé aux noisettes nous met dans l'ambiance.
En entrée, un "oeuf coulant et croquant" dans sa sauce mondeuse, naturellement plein de goût nous ramène aux souvenirs d'enfance.
Pour continuer, un filet de Fera rôti accompagné d'un risotto citronné avec sa petite sauce au beurre blanc et une cuisse de volaille de Bresse confite en "paupiettte" avec sa jardinière de légumes ancestraux et de champignons sont un délice.
Une Roussette de Savoie "Altesse" - 15 euros la demi-bouteille - de chez Jean-Noël Blard fait très bien l'affaire. Le cépage est un Tokay-Hergalia dont la légende voudrait qu'il ait été rapporté de Chypre en 1366 par Amédée VI.
Pour terminer, une crème brûlée au jasmin et des glaces - fromage blanc, fleur de sureau et pistache - turbinées maison terminent ce repas sur une note très agréable.
Les tarifs sont tout à fait abordables avec les formules* à 25 euros pour deux plats et 30 pour trois, de quoi donner envie, avec l'économie ainsi faite de monter aux étoiles. Aussitôt dit aussitôt fait. Nous partons en repérage route du Leutaz et découvrons un superbe chalet sous la voûte étoilé de juillet. A la prochaine...
Bon Appétit.
Le Resto du Samedi
* les prix ont changé sur la carte d'automne. Cela donne 27 Euros pour deux plats et 33 pour trois.
Bistrot "Flocons Village"
74, Rue Saint François
74120 MEGEVE
Tel: +33(0) 4 50 78 35 01
Hôtel-Restaurant "Flocons de Sel"
1775 Route du Leutaz
74120 MEGEVE
Tel: +33(0) 4 50 21 49 99
http://www.floconsdesel.com/
Nous aussi, nous l'étions cet été, quand nous avons eu le plaisir de déguster sa cuisine sur la terrasse de Flocon Village à Mégève. Le temps était agréable et la terrasse bien remplie dans cette rue calme à l'écart de la circulation des touristes du centre du village et des animations estivales. Un petit moment de bonheur gastronomique.
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| Flocon Village - Emmanuel Renaut - Megève - la Terrasse @lrds |
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| Flocon Village - Emmanuel Renaut - Megève - la salle @lrds |
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| Flocon Village - Oeuf coulant croquant - Megève @lrds |
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| Flocon Village - Emmanuel Renaut - Filet de Féra @lrds |
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| Flocon Village - Emmanuel Renaut - Megève - Paupiette de volaille @lrds |
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| Flocon Village - Crème brûlée au jasmin @lrds |
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| Flocon Village - Megève - Glaces @lrds |
Bon Appétit.
Le Resto du Samedi
* les prix ont changé sur la carte d'automne. Cela donne 27 Euros pour deux plats et 33 pour trois.
Bistrot "Flocons Village"
74, Rue Saint François
74120 MEGEVE
Tel: +33(0) 4 50 78 35 01
Hôtel-Restaurant "Flocons de Sel"
1775 Route du Leutaz
74120 MEGEVE
Tel: +33(0) 4 50 21 49 99
http://www.floconsdesel.com/
samedi 2 juin 2012
Le Strasbourg à Bitche: chef et cuisine, délocalisés
Bitche et son "Bitcherland", une histoire de garnison, de citadelle de Vauban... et de gastronomie exilée.
Lutz Janisch et son épouse Cynthia ont pris d'assaut la demeure au cœur de la bourgade quelque peu sinistrée, un hôtel qui ne paye pas de mine. Il nous vient de l'Est de l'Allemagne et ramène avec lui un goût de nostalgie et d'enfance décalée de notre faste vieille Europe.
Le décor intérieur, sobre, design brun, belles nappes, paravent en osier et chaise baroques beiges, confortables. Ambiance tamisée donc pour démarrer par l'accueil réservé trop discret de notre hôtesse à la fine mèche noire qui semble nous oublier et surtout ne pas nous informer sur le contenu des formules du jour gardées secrètes sur la carte.
Les amuses-bouche font irruption: tapenade avec fruit de câpres, beurre à la moutarde à l'ancienne avec jambon cru effiloché tendre, éternelle guacamole avec radis, le tout servi sur une barquette. Le crémant très justement frais, le verre de muscat de chez Paul Buecher à Wettolsheim sont de bonne augure.
Le menu "Strasbourg" à 47 Euros semble un bon compromis pour faire un tout d'horizon de cette cuisine qui semble osciller entre nord et sud, entre simplicité et extrêmement sophistication: pour preuve le pain maison un peu roboratif et l'entrée de foie gras en millefeuilles, et gelée d'asperges, relevé d'huile de noisette: les contrastes sont rudes et abrupts au palais qui se perd dans un flot de suggestions gustatives. Peut-être y a-t-il encore un parfum de Porto dans ce foie gras trop "rond", cette gelée trop "raide" en bouche? Quelques dés de jambon de porcelet en sus autour de cette architecture de fragrances et un verre de pinot gris réserve personnelle Buecher 2005 à la saveur de noyau d'abricot pour égayer le pain trop sec au torchon.
Deuxième service du menu, le Gravelax de cabillaud ,sorte de brandade avec un coquillages fourré de légumes sur un lit de mousse sucrée de citron. On oscille encore entre le Nord et le Sud sans grande conviction d'identité de goût. La peau du poisson est tendre et savoureuse, la chair, exquise. Avec un Beaujolais blanc domaine Piron 2009.
Un amuse-bouche fait suite: cappuccino en verrine, crème choux fleur à l'ail: une fois de plus les parfums se catapultent et s'entrechoquent plutôt curieusement: très sucré, caramélisé, très salé, trop prégnant.
On passe ensuite à l'agneau, épinards grillés, pignons de pins et polenta crémeuse, bien savoureux dans l'assiette. Belle cuisson pour ces tranches fines, rosées, à point. Avec un Bordeaux rouge 2009 Mademoiselle L Château Lagune, cela passe bien en bouche.
Arrive pour distraire les papilles un espuma d'œuf au thym, à l'huile de truffe sur coquetier: cela sent le gaz, preuve qu'il y a de la truffe et c'est couché sur le foin.
Quant au sandre en plat à la carte (23 Euros) avec asperges al'dente, noisettes, pommes de terre et beurre blanc, il est un peu trop beurré. Le verre de gewurtz Buecher au gout d'aspérule fera le reste pour rehausser le ton.
Pigeon des Vosges, solette farcie, encore quelques beaux secrets de carte... Tarifés très doux, toujours. Les menus à 25 et 35 Euros semblent des aubaines pour les "petits et moyens budgets".
Le service aimable, masculin est discret et un peu timide.
Côté dessert au menu , le délice de rhubarbe acide, fourrée de mousse de fraise parfaite, feuille de menthe hachée, avec chocolat blanc et crème glacée à la réglisse. La facture du mets est virtuose en façonnage.
Le dôme au chocolat sur crème d'absinthe est un régal...
Un café pour terminer (2 Euros) avec chocolat à la crème de pistache, opéra au caramel et cacahuète et tartelette citron: du bel ouvrage. La boule de glace cacao maison, sauce chocolat, 1,50 Euros.
Cette cuisine déroute, décalée, sans vrai territoire, ni territorialité,comme échouée au pays de Bitche.
Sur le parking de l'Hôtel, une Trabant bleu ciel des années 1970... Cela en dit peut-être plus que bien d'autre chose sur les métissages, mais aussi les dérives du melting pot de la cuisine d'ici et d'ailleurs, ni fusion, ni terroir, ni tradition, ni moléculaire....A la merci d'un souci de perfection, de "trop" qui nuit à la créativité d'un chef, jeune, audacieux mais un peu perdu dans les fragrances de ce vaste monde.
Un voyage un peu "bousculé" et débridé, à la poursuite d'une étoile?
Bon appétit
Le Resto du Samedi
Le Strasbourg
24 rue Teyssier
57230 BITCHE
03 87 96 00 44
le-strasbourg@wanadoo.fr
www.le-strasbourg.fr
Lutz Janisch et son épouse Cynthia ont pris d'assaut la demeure au cœur de la bourgade quelque peu sinistrée, un hôtel qui ne paye pas de mine. Il nous vient de l'Est de l'Allemagne et ramène avec lui un goût de nostalgie et d'enfance décalée de notre faste vieille Europe.
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| Le Strasbourg - Bitche @lrds |
Le décor intérieur, sobre, design brun, belles nappes, paravent en osier et chaise baroques beiges, confortables. Ambiance tamisée donc pour démarrer par l'accueil réservé trop discret de notre hôtesse à la fine mèche noire qui semble nous oublier et surtout ne pas nous informer sur le contenu des formules du jour gardées secrètes sur la carte.
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| Amuse-Bouche - Le Strasbourg - Bitche @lrds |
Les amuses-bouche font irruption: tapenade avec fruit de câpres, beurre à la moutarde à l'ancienne avec jambon cru effiloché tendre, éternelle guacamole avec radis, le tout servi sur une barquette. Le crémant très justement frais, le verre de muscat de chez Paul Buecher à Wettolsheim sont de bonne augure.
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| Foie Gras et asperges - Le Strasbourg - Bitche @lrds |
Le menu "Strasbourg" à 47 Euros semble un bon compromis pour faire un tout d'horizon de cette cuisine qui semble osciller entre nord et sud, entre simplicité et extrêmement sophistication: pour preuve le pain maison un peu roboratif et l'entrée de foie gras en millefeuilles, et gelée d'asperges, relevé d'huile de noisette: les contrastes sont rudes et abrupts au palais qui se perd dans un flot de suggestions gustatives. Peut-être y a-t-il encore un parfum de Porto dans ce foie gras trop "rond", cette gelée trop "raide" en bouche? Quelques dés de jambon de porcelet en sus autour de cette architecture de fragrances et un verre de pinot gris réserve personnelle Buecher 2005 à la saveur de noyau d'abricot pour égayer le pain trop sec au torchon.
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| Gravelax de cabillaud - Le Strasbourg - Bitche @lrds |
Deuxième service du menu, le Gravelax de cabillaud ,sorte de brandade avec un coquillages fourré de légumes sur un lit de mousse sucrée de citron. On oscille encore entre le Nord et le Sud sans grande conviction d'identité de goût. La peau du poisson est tendre et savoureuse, la chair, exquise. Avec un Beaujolais blanc domaine Piron 2009.
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| Amuse-Bouche - Le Strasbourg - Bitche @lrds |
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| Agneau - Le Strasbourg - Bitche @lrds |
On passe ensuite à l'agneau, épinards grillés, pignons de pins et polenta crémeuse, bien savoureux dans l'assiette. Belle cuisson pour ces tranches fines, rosées, à point. Avec un Bordeaux rouge 2009 Mademoiselle L Château Lagune, cela passe bien en bouche.
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| Espuma d'oeuf - Le Strasbourg - Bitche @lrds |
Arrive pour distraire les papilles un espuma d'œuf au thym, à l'huile de truffe sur coquetier: cela sent le gaz, preuve qu'il y a de la truffe et c'est couché sur le foin.
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| Sandre - Le Strasbourg - Bitche @lrds |
Pigeon des Vosges, solette farcie, encore quelques beaux secrets de carte... Tarifés très doux, toujours. Les menus à 25 et 35 Euros semblent des aubaines pour les "petits et moyens budgets".
Le service aimable, masculin est discret et un peu timide.
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| Délice Rhubarbe Fraise - Le Strasbourg - Bitche @lrds |
Côté dessert au menu , le délice de rhubarbe acide, fourrée de mousse de fraise parfaite, feuille de menthe hachée, avec chocolat blanc et crème glacée à la réglisse. La facture du mets est virtuose en façonnage.
Le dôme au chocolat sur crème d'absinthe est un régal...
Un café pour terminer (2 Euros) avec chocolat à la crème de pistache, opéra au caramel et cacahuète et tartelette citron: du bel ouvrage. La boule de glace cacao maison, sauce chocolat, 1,50 Euros.
Cette cuisine déroute, décalée, sans vrai territoire, ni territorialité,comme échouée au pays de Bitche.
Sur le parking de l'Hôtel, une Trabant bleu ciel des années 1970... Cela en dit peut-être plus que bien d'autre chose sur les métissages, mais aussi les dérives du melting pot de la cuisine d'ici et d'ailleurs, ni fusion, ni terroir, ni tradition, ni moléculaire....A la merci d'un souci de perfection, de "trop" qui nuit à la créativité d'un chef, jeune, audacieux mais un peu perdu dans les fragrances de ce vaste monde.
Un voyage un peu "bousculé" et débridé, à la poursuite d'une étoile?
Bon appétit
Le Resto du Samedi
Le Strasbourg
24 rue Teyssier
57230 BITCHE
03 87 96 00 44
le-strasbourg@wanadoo.fr
www.le-strasbourg.fr
samedi 7 avril 2012
Le Buerehiesel à Strasbourg - un joyau de la gastronomie dans un écrin de verdure
Au cœur du parc de l'Orangerie, dissimulée dans les allées bordées d'arbres centenaires, dans les allées où craquettent les cigognes, la maison trône, avec ses poutres apparentes ornées de figures, visages multiples comme autant de mines réjouies de gastronomes.
Vaste demeure majestueuse dont on franchit le porche avec un petit côté solennel, mais plein de curiosité aiguisée par cet enchantement champêtre tout près de la ville.
Un petit recoin privatif pour couples complices, des tables mises espacées autour d'un comptoir design qui abrite le vin et fait office de déserte. La salle en véranda, annexe contemporaine de la maison mère plus rustique est comme une coque de bateau renversée. Des panneaux de verre suspendus, une verrière comme une serre claire et lumineuse où filtre le soleil couchant: le cadre est rêvé en ce début de printemps qui affiche ce soir-là la nouvelle carte de saison: Bateau ivre de bonne chère, voici un bon départ pour des escales gourmandes, port d'attache de très bons produits dont l'origine est identifiée sur la carte.
On se laisse tenter par l'apéritif maison "Nectar de quetsche et crémant d'Alsace" (8 Euros) au goût délicieux, pas trop sucré, mais au goût du fruit, avec en amuse-bouche un maquereau sur lit de caviar d'aubergines..
La nouvelle carte, illustrée des nymphéas du peintre alsacien Roger Muhl dont on retrouve l'authentique toile à l'entrée, en compagnie d'oeuvres d'Erwin Heyn, propose un foie gras d'oie de Sarlat, un rouget barbet de petit bateau, chipirons sautés (21 Euros).
Le "Jaune d'œuf fermier crémeux aux asperges vertes du Midi sur une gelée corsée de bœuf" est un régal, fondant parfumé vert et frais: petite composition esthétique aux couleurs composées comme une toile colorée. L'assiette est un petit chef d'œuvre de dressage pictural et le mariage de la gelée, cachée sous le vert crémeux et gouteux est une agréable surprise. Avec un verre de côtes de Provence blanc pour la touche vivace de senteurs végétales. Des queues de langoustines, juste "raidies" font rêver à une future étape de dégustation. Le tout tarifé doux autour des 20 Euros.
La croisière continue avec la pêche miraculeuse: "Lieu jaune de ligne, aïoli à l'anis (24 Euros) bar de nos côtes, vapeur, cocotte de homard bleu de Bretagne et Féra du Léman en croûte de pain aux amandes (21 euros!). Des cadeaux rapport qualité-prix, du jamais vu pour un étoilé Michelin.
Le bar de ligne est succulent, crémeux à l'émulsion d'asperges, vertes, craquantes.Un verre de "Gris-Gris", les trois cépages de pinot 2009 de chez Josmeyer, bien "gras" en bouche, et les goûts s'allient sur la mer et les fragrances d'huitre ou de crustacés.
L'agneau de Barèges dans les Pyrénées nous fait encore voyager en douce France avec sa selle rôtie aux épices, son épaule confite, panoufle aux fruits sec et tagine de légumes. (31 Euros). Avec un verre de Bordeaux Pierrard 2008 qui fera mouche.
Toujours présenté sur assiette avec un désir de séduire les yeux, les narines et l'appétit grandissant de convoitise. Saignant, fondant, l'agneau annonce la Pâques et son renouveau de produits frais et légers. Un mignon de veau rhônalpin poêlé, pieds et ris de veau en cromesquis ou le fameux "autour du cochon de Lapoutroie" font encore rêver aux contrées et paysages de France.
Sans oublier les classiques de la maison, incontournables "Schniederspaetle et cuisses de grenouilles", la "poulette pattes noires" servie pour deux au guéridon, avec la dextérité d'un service impeccable efficace et discret.
Le petit ballet des tabliers design comme à l'atelier, noués autour de la taille. Fabrice Thouret, le second de cuisine auprès de Eric Westermann fait des miracles: le pain maison est frais et craquant. Tout est harmonie, sans fausse note.
Quant aux desserts, la "Brioche à la bière, caramélisée à la bière, glace à la bière et poire rôtie" est un must en hommage au terroir brassicole. Goûtez la divine "Rhubarbe d'Alsace au jus de fraise, crème brûlée àl a vanille Bourbon" qui vient tout juste de sortir de l'imagination du chef au piano, des quatre saisons vivaldiennes.
Les glaces et sorbets turbinés maison font honneur à la qualité constante des produits: parfum "glace he au café", moka" ou sorbets onctueux aux fruits exotiques ou de saison. Pour 12 Euros, surtout ne pas se priver pour clore ainsi un repas de fête.
Les mignardises pour le café , chocolat, langues de chat à la cannelle et orange confite font retomber en enfance.
Et le Saint Honoré au mascarpone et à la fraise, dressé comme une toile colorée sur assiette est une fois de plus le régal des yeux.
On discute ici avec le sommelier, comme chez soi, de bons produits ou de souvenirs liés à l'Alsace: la chasse , les marcassins ou les sangliers dans le cœur de Jean-Luc Zimmermann qui invite à bien d'autres visites dans cette verrière de cristal, ce bateau des délices, ce palais des glaces, ce petit Versailles de la gastronomie locale qui s'ouvre aux régions avec malice et bonheur.
Que vogue le navire, chaloupant, chavirant vers le vertige des fragrances de printemps. Hommage aussi aux asperges émergentes....Ici, les cigognes font la carte du printemps.
Bon appétit
Le Resto du Samedi
Buerehiesel
4 parc de l'Orangerie
67000 Strasbourg
03 88 45 56 65
www.buerehiesel.com
Vaste demeure majestueuse dont on franchit le porche avec un petit côté solennel, mais plein de curiosité aiguisée par cet enchantement champêtre tout près de la ville.
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| Burehiesel - Strasbourg - Véranda @lrds |
On se laisse tenter par l'apéritif maison "Nectar de quetsche et crémant d'Alsace" (8 Euros) au goût délicieux, pas trop sucré, mais au goût du fruit, avec en amuse-bouche un maquereau sur lit de caviar d'aubergines..
La nouvelle carte, illustrée des nymphéas du peintre alsacien Roger Muhl dont on retrouve l'authentique toile à l'entrée, en compagnie d'oeuvres d'Erwin Heyn, propose un foie gras d'oie de Sarlat, un rouget barbet de petit bateau, chipirons sautés (21 Euros).
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| Jaune d'oeuf crémeux aux asperges - Buerehiesel Strasbourg @lrds |
La croisière continue avec la pêche miraculeuse: "Lieu jaune de ligne, aïoli à l'anis (24 Euros) bar de nos côtes, vapeur, cocotte de homard bleu de Bretagne et Féra du Léman en croûte de pain aux amandes (21 euros!). Des cadeaux rapport qualité-prix, du jamais vu pour un étoilé Michelin.
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| Bar de ligne aux asperges - Buerehiesel Strasbourg @lrds |
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| Agneau de Barèges - Buerehiesel Strasbourg @lrds |
Toujours présenté sur assiette avec un désir de séduire les yeux, les narines et l'appétit grandissant de convoitise. Saignant, fondant, l'agneau annonce la Pâques et son renouveau de produits frais et légers. Un mignon de veau rhônalpin poêlé, pieds et ris de veau en cromesquis ou le fameux "autour du cochon de Lapoutroie" font encore rêver aux contrées et paysages de France.
Sans oublier les classiques de la maison, incontournables "Schniederspaetle et cuisses de grenouilles", la "poulette pattes noires" servie pour deux au guéridon, avec la dextérité d'un service impeccable efficace et discret.
Le petit ballet des tabliers design comme à l'atelier, noués autour de la taille. Fabrice Thouret, le second de cuisine auprès de Eric Westermann fait des miracles: le pain maison est frais et craquant. Tout est harmonie, sans fausse note.
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| Rhubarbe d'Alsace au jus de fraises - Buerehiesel Strasbourg @lrds |
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| Glaces maison - Buerehiesel Strasbourg @lrds |
Les mignardises pour le café , chocolat, langues de chat à la cannelle et orange confite font retomber en enfance.
Et le Saint Honoré au mascarpone et à la fraise, dressé comme une toile colorée sur assiette est une fois de plus le régal des yeux.
On discute ici avec le sommelier, comme chez soi, de bons produits ou de souvenirs liés à l'Alsace: la chasse , les marcassins ou les sangliers dans le cœur de Jean-Luc Zimmermann qui invite à bien d'autres visites dans cette verrière de cristal, ce bateau des délices, ce palais des glaces, ce petit Versailles de la gastronomie locale qui s'ouvre aux régions avec malice et bonheur.
Que vogue le navire, chaloupant, chavirant vers le vertige des fragrances de printemps. Hommage aussi aux asperges émergentes....Ici, les cigognes font la carte du printemps.
Bon appétit
Le Resto du Samedi
Buerehiesel
4 parc de l'Orangerie
67000 Strasbourg
03 88 45 56 65
www.buerehiesel.com
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