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samedi 30 mars 2013
Le Gault et Millau d’or à Eric Westermann de Buerehiesel
Eric Westermann du Buerehiesel, dont nous avons dit tout le bien que nous avons pensé de sa cuisine dans notre post il ya un an, a été récompensé pour l’ensemble de son travail au restaurant familial qu'il a repris de son père.
Le guide gastronomique Gault et Millau, a décerné récemment à l’Auberge de l’Ill à Illhaeusern ses trophées annuels.
Le Gault et Millau d’or Alsace, récompense suprême, revient donc à Eric Westermann, au Buerehiesel à Strasbourg (trois toques). « Tout le monde connaît le nom de Westermann , disait Marc Esquerré, rédacteur en chef du magazine, mais Eric n’avait pas été récompensé depuis qu’il est en charge de toute la maison. Il ne s’est pas contenté de se mettre dans les chaussures de son père, il a réorienté ce restaurant qui est à redécouvrir, pour ceux qui l’auraient oublié. »
D'autres bonnes tables d'Alsace on également été récompensées.
Les deux Grands de demain sont Pascal Bastian, à l’Auberge du Cheval Blanc, à Lembach (trois toques), et Loïc Villemin, au restaurant Toya, à Faulquemont (trois toques).
Les deux Jeunes talents d’Alsace sont Fabien Mengus, au Cygne à Gundershoffen (deux toques) - qui prouve le continuité de la très bonne cuisine de ce restaurant après en avoir repris les rênes récemment, et Maxime Schwartz, de L’Auberge à l’Illwald, à Sélestat (une toque).
Les deux Espoirs d’Alsace sont Jérôme Jaeglé, aux Violettes à Jungholtz (deux toques), et Julien Binz, au Rendez-vous de Chasse à Colmar (deux toques), dont nous avions parlé le 28 avril 2012.
Le prix de l’innovation revient à Jean-Yves Schillinger, du JY’s, à Colmar (deux toques), dont les juges ont apprécié la « façon de transformer le terroir en quelque chose de très personnel ».
Le prix du chef pâtissier est décerné à Jean et Alexis Albrecht, père et fils, au Vieux Couvent, à Rhinau (trois toques) dont le souvenir de notre passage reste gravé dans notre mémoire gustative - voir notre post du 12 novembre 2013.
Le prix du meilleur accueil en salle revient à Marc et Danièle Haeberlin, de l’Auberge de l’Ill, à Illhaeusern (quatre toques) qui l'ont bien mérité - voir le compte-rendu de notre passage le 22 octobre 2011.
Le prix tradition d’aujourd’hui a été décerné à Lydia Egloff, de la Bonne Auberge, à Stiring-Wendel (trois toques), et celui de la transmission à Philippe Gaertner, aux Armes de France, à Ammerschwhir (deux toques).
Ce palmarès paraîtra en mai dans le prochain numéro de la revue Gault et Millau et dans la prochaine édition du guide national.
La preuve que l'Alsace est une région gourmande, le guide gastronomique précise qu’il a répertorié 140 bonnes tables dans les deux départements alsaciens, « soit deux fois et demie plus que dans n’importe quelle autre région française ».
De quoi vous donner envie d'aller au restaurant ce soir.
Bon Appétit
Le Resto du Samedi.
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samedi 28 avril 2012
Au Rendez-Vous de Chasse à Colmar: blog à part, la chasse à l'émulsion est à court: quel Binz?
Colmar la gourmande regorge de bonnes adresses gastronomiques: les valeurs sûres et les petits nouveaux: l'Atelier du peintre, Le Chaudron....
Et du côté des étoiles, le macaron supplémentaire attribué par le Michelin à l'établissement de légende, Le Bristol et son "Rendez-vous de Chasse" est une énigme cosmogonique.
Le cadre, très vintage des années cinquante, froid et sans âme, l'hôtel du même acabit et son dédale de couloirs ne mettent pas dans une ambiance chaleureuse.
Les tables, nappées de blanc, les belles assiettes noires, sont du sérieux, la grande cheminée fait effet de toc. L'accueil et le service anodin, quasi transparent est certes professionnel, mais sans allant ni passion. Même le sommelier ne séduit pas, malgré quelques efforts pour vous rendre la soirée agréable. Que se passe-t-il alors dans l'assiette? Du vent, beaucoup de vent...
En amuse-bouche, petites tomates-cerises confites au miel et fromage frais en baba, velouté de carottes en soupe à l'émulsion de cumin. Un pinot gris de Zind-Humbrecht fait du bien et l'entrée du menu à 55 Euros, un œuf poché à l'émulsion de truffes, asperges fraîches al'dente est une jolie surprise. Avec son petit pain long, tiède, en mouillette. Un verre de riesling grand cru Rangen de chez Schoffit n'arrive pas à en relever le goût cependant.
La suite, du menu saisonnier, Roulé de lapin avec deux petits farcis, sauce aigre douce, fait naviguer dans la cuisine fusion avec audace, mais très appuyé en goût sucré concentré. Un rouge de Saint Chinian est conseillé à la va-vite par une serveuse... L'eau de Chateldon de Thonon change des eaux du terroir.... Quelques belles carafes à vin en décor scintillent.
Le filet de sole farcie, à la carte - très réduite en choix - est trop cuit, la farce aux coquillages, noyée dans un parfum de poivrons dominant qui étouffe et dissimule les senteurs de la mer. Seule la croûte d'agrumes, les asperges et la sauce safranée légère et onctueuse, servie en saucière, sauvent la donne. Le gâteau de champignons aux mousserons est excellent.
Les desserts, Dôme au chocolat, émulsion à la badiane, les glaces turbinées maison, sauce chocolat fondant trop sucrées sont de belles inventions tarifées haut et fort. Les mignardises, macarons pistaches et truffes chocolat fondant au marc de gewurztraminer sont de belles trouvailles et attestent d'un talent de pâtissier et de designer d'assiette. Jolie palette de couleurs et de formes.
La carte des vins est inaccessible aux bourses trop plates, les petits pains qui circulent ne font pas oublier que la chaleur peut être aussi dans la salle, trop grande et insipide.
Pas de chef en salle: quel Binz... Parler des autres sur son blog culinaire, c'est très bien, mais cultiver son jardin, c'est mieux.
La chasse est ici à court, le rendez-vous avec la Méditerranée, un lapin de trop et l'étoile ne fait pas la star. L'émotion culinaire et l'âme d'une vraie demeure d'hôtes sont absentes: les émulsions ne savent pas tout faire et l'on sort de l'établissement face à la gare en admirant le vitrail de Jean Le Gac: une scène de Western, le "best", le vrai pas celui du Bristol.
On reviendra à Colmar pour découvrir la pépinière des "tout petits" qui deviendront grands...
Bon appétit
Le Resto du Samedi
Le Rendez-vous de Chasse
7 place de la gare
68000 Colmar
03 89 23 59 59
reservation@grand-hotel-bristol.com
Et du côté des étoiles, le macaron supplémentaire attribué par le Michelin à l'établissement de légende, Le Bristol et son "Rendez-vous de Chasse" est une énigme cosmogonique.
Le cadre, très vintage des années cinquante, froid et sans âme, l'hôtel du même acabit et son dédale de couloirs ne mettent pas dans une ambiance chaleureuse.
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| Le Rendez-vous de Chasse - Colmar @lrds |
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| Le Rendez-vous de Chasse - Colmar - Amuse-bouche @lrds |
En amuse-bouche, petites tomates-cerises confites au miel et fromage frais en baba, velouté de carottes en soupe à l'émulsion de cumin. Un pinot gris de Zind-Humbrecht fait du bien et l'entrée du menu à 55 Euros, un œuf poché à l'émulsion de truffes, asperges fraîches al'dente est une jolie surprise. Avec son petit pain long, tiède, en mouillette. Un verre de riesling grand cru Rangen de chez Schoffit n'arrive pas à en relever le goût cependant.
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| Le Rendez-vous de Chasse - Colmar - Oeuf poché @lrds |
La suite, du menu saisonnier, Roulé de lapin avec deux petits farcis, sauce aigre douce, fait naviguer dans la cuisine fusion avec audace, mais très appuyé en goût sucré concentré. Un rouge de Saint Chinian est conseillé à la va-vite par une serveuse... L'eau de Chateldon de Thonon change des eaux du terroir.... Quelques belles carafes à vin en décor scintillent.
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| Le Rendez-vous de Chasse - Colmar - Râble de lapin @lrds |
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| Le Rendez-vous de Chasse - Colmar - Filet de Sole @lrds |
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| Le Rendez-vous de Chasse - Colmar - Dôme au Chocolat @lrds |
La carte des vins est inaccessible aux bourses trop plates, les petits pains qui circulent ne font pas oublier que la chaleur peut être aussi dans la salle, trop grande et insipide.
Pas de chef en salle: quel Binz... Parler des autres sur son blog culinaire, c'est très bien, mais cultiver son jardin, c'est mieux.
La chasse est ici à court, le rendez-vous avec la Méditerranée, un lapin de trop et l'étoile ne fait pas la star. L'émotion culinaire et l'âme d'une vraie demeure d'hôtes sont absentes: les émulsions ne savent pas tout faire et l'on sort de l'établissement face à la gare en admirant le vitrail de Jean Le Gac: une scène de Western, le "best", le vrai pas celui du Bristol.
On reviendra à Colmar pour découvrir la pépinière des "tout petits" qui deviendront grands...
Bon appétit
Le Resto du Samedi
Le Rendez-vous de Chasse
7 place de la gare
68000 Colmar
03 89 23 59 59
reservation@grand-hotel-bristol.com
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